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«Je veux une femme soumise» : un candidat dérape dans «Mariés au premier regard» en Australie

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Stéphanie Marshall et Tyson Gordon, candidat masculiniste de «Mariés au premier regard», Australie.

Stéphanie Marshall et Tyson Gordon, candidat masculiniste de «Mariés au premier regard», Australie. Capture d'écran - Channel9

Polémique autour des propos masculinistes d’un des jeunes mariés de la version océanienne de l’émission de téléréalité.

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Parmi les émissions dont le succès est tel qu’elles sont adaptées aux quatre coins du monde, «Mariés au premier regard», dont le format originel, «Gift Ved Første Blik», est danois, est sans doute l’une des plus emblématiques. La version française, dont M6 diffusait undi soir le troisième numéro de la saison 10, s’inspire plus directement de la version américaine.

La version australienne aussi, dont un dernier numéro fait polémique depuis 15 jours, après les prises de paroles scandaleuses de l’un de ses candidats. Même principe qu’en France ou aux États-Unis. Les duos d’inconnus sont présélectionnés avec rigueur, s’écrivent, s’offrent des cadeaux, mais font connaissance aux pieds de l’autel, le jour de leur mariage.

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Tyson et Stéphanie

Chaque semaine, lors d’un rituel baptisé «Commitment Ceremony» (cérémonie d’engagement), les candidats doivent décider s’ils quittent l’aventure ou la continuent. Un couple, dans l’affaire, fait beaucoup parler de lui. Il s’agit de Tyson Gordon et Stéphanie Marhall.

Tous deux s’assument «anti-woke» et se sont rencontrés sur cette conviction commune. Pourquoi pas. Mais ce que ni Stéphanie ni l’algorithme n’avaient imaginé, c’est à quel point. Tyson a eu tôt fait de les surprendre, déclarant dès les premiers échanges qu’il ne voulait pas d’une «féministe qui déteste les hommes», qu’il se devait d’être très attentif au «Body Count» - le nombre de partenaires sexuels - de sa future moitié, et qu’il voulait «quelqu’un de soumis, pas quelqu’un de masculin».

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Ces déclarations intempestives ont déclenché un tollé sur les réseaux australiens. Certains internautes saluant la sincérité de leur auteur. D’autres dénonçant vivement l’attitude de «mâle alpha». D’autres encore, s’inquiétant des dérapages masculinistes, façon incel (Involuntary Celibate ou chaste involontaire), cette mouvance récente dont l’idéologie repose sur la misogynie.

D’autres enfin, reprochant aux producteurs de tolérer ces débordements dans l’émission afin de créer des polémiques et donc, du buzz. Ça marche. Ils font le tour du monde. Reste à savoir si ce genre de chose pourrait se produire dans la version française, chapeautée, notamment, par Estelle Dossin. Pas sûr. Et heureusement.

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