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Le secrétaire général de l'Otan était invité à venir s'exprimer devant la commission de la Sécurité et de la Défense du Parlement européen, ce lundi, à Bruxelles. Moins de quatre jours après la clôture du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, dire que Mark Rutte était attendu relève de l'euphémisme.
L'homme a, pour rappel, joué un rôle fondamental dans la détente soudaine des relations entre l'Europe et les États-Unis, mercredi dernier. La veille, Donald Trump menaçait encore huit de ses "alliés" européens de leur imposer des droits de douane supplémentaires de 10 % à 25 % s'ils continuaient à s'opposer à l'annexion du Groenland par Washington. Inflexible et méprisant, le président américain a ensuite clairement laissé entendre que l'usage de la force faisait partie des options envisagées pour s'emparer du territoire autonomie mais sous souveraineté danoise, menaçant les fondements même de l'Alliance atlantique. Vingt-quatre heures et un entretien avec Mark Rutte plus tard, aucune de ces deux options ne demeurait sur la table.
Ni le président américain ni le secrétaire général de l'Otan n'ont toutefois donné de détails sur le contenu de leur rencontre, si ce n'est pour indiquer qu'un "cadre d'accord" avait été convenu "sur l'Arctique dans son ensemble et le Groenland en particulier". Les seules informations disponibles, publiées dans la presse américaine jeudi dernier, font était d'une possible souveraineté accordée aux États-Unis sur la base militaire située à Pituffik dans le nord ouest du Groenland, de la création de nouvelles zones de défense sur l'île, et donc d'une renégociation l'accord de défense passé entre Washington et Copenhague en 1951. Ce, alors que ni le Danemark ni le Groenland n'ont pris part à ces discussions.
Le Groenland ? Quel Groenland ?
Détendu, tout sourire et manifestement ravi de venir s'exprimer devant les parlementaires européens, Mark Rutte a prononcé un bref discours d'une dizaine de minutes avant de répondre aux questions de l'assistance. Discours durant lequel il n'a… pas dit un mot sur le Groenland. Le terme lui-même n'a même pas été prononcé par l'ancien Premier ministre des Pays-Bas, qui a préféré revenir sur le manque de défense anti-aérienne de l'Ukraine, les investissements de défense au sein de l'Otan, et la nécessité de renforcer la coopération entre les membres de l'Alliance. S'il avait été contraint de poursuivre, on peut imaginer qu'il aurait pris le temps de commenter l'Open d'Australie, la baisse de la natalité, et le prix de la crevette en Zélande avant de revenir sur le Forum de Davos.
Aux députés européens, donc, de soulever les nombreux points d'interrogations qui demeurent au sujet du Groenland : Quel est le contenu de l'accord passé avec les États-Unis ? À quel titre ? La souveraineté du Danemark sur le territoire est-elle en partie remise en question ? L'Otan a-t-elle ou non un rôle à jouer dans la sécurisation de la zone arctique ou est-elle de facto écarté par Washington ?
Le président américain "peut publier mes messages"
Durant une bonne trentaine de minutes, toutes ces questions ou presque ont été adressées au secrétaire général, qui n'y a… Pas vraiment répondu. "Au sujet du Groenland" a-t-il indiqué "Ce qui a été évoqué la semaine dernière fait toujours l'objet de discussions. Mais au final, nous sommes d'accord sur la nécessité de travailler sur deux axes. Premier axe, la nécessité de protéger l'Arctique des velléités d'accès Russe et Chinoise".
Point sur lequel tout le monde semblait déjà d'accord, à commencer par les membres européens de l'Otan dont les multiples plans et propositions d'action dans la zone ont jusqu'ici été snobés par les États-Unis. Second axe : "Les discussions entre les ministres des Affaires étrangères du Danemark et du Groenland avec le secrétaire d'État Marco Rubio et le vice-président JD Vance… qui se poursuivent entre eux. Je ne dispose pas de mandat pour y participer".
Après quoi, Mark Rutte a ironisé sur son obséquiosité, certes stratégique mais parfois gênante, envers le président américain, qu'il a déjà appelé "Daddy" ("Papa") et dont il ne manque jamais de souligner la force et la bravoure.
"En ce qui concerne le président Trump" a-t-il indiqué, "je vais prendre sa défense rien que pour vous irriter. Non, je vais prendre sa défense parce que je pense sincèrement qu'il le mérite […] Quand il dit qu'il y a un enjeu important dans l'Arctique, il a raison […] Jamais l'Otan n'aurait (par ailleurs) été financé à hauteur de 2 % par tous ses membres fin 2025 sans le président Trump". "Quand le président Trump fait de bonnes choses" a-t-il tenu à conclure "Je le loue, et le fait qu'il publie les messages que je lui envoie ne me dérange pas". Seul l'avenir dira si ces génuflexions payeront, ou si Mark Rutte a sorti, comme tant d'autres, le cirage pour rien.
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