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Par Amaury Coutansais-Pervinquière
Le 26 mars 2026 à 12h33
Après l’annonce des résultats du second tour dimanche, l’opposante socialiste dans la commune des Hauts-de-Seine a menacé l’édile devant ses militants.
Passer la publicité Passer la publicité«Je vais faire mourir Rémi Muzeau en prison», a promis Julie Martinez, candidate socialiste défaite à la mairie de Clichy (Hauts-de-Seine), peu après l’annonce des résultats du second tour des municipales dimanche soir. Rémi Muzeau, maire DVD depuis 2015, l’a emporté au second tour avec 51,83 % des voix, contre 48,17 % pour son opposante. Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, on peut voir cette dernière, juchée sur un tabouret, haranguant ses militants depuis son local de campagne. L’édile a annoncé mardi avoir saisi le procureur de la République «sur le fondement des infractions de provocation à commettre une atteinte volontaire à la vie et outrage public envers une personne dépositaire de l’autorité publique».
«J’ai eu le parti socialiste et ils m’ont dit dès demain on les attaque», s’exclamait Julie Martinez, toujours selon cette vidéo. [...] Je vais faire mourir Rémi Muzeau en prison parce que c’est là où il appartient. Rémi Muzeau et toute sa clique et toute cette façon de faire de la politique». Ces propos ont suscité de vifs applaudissements des soutiens de la candidate socialiste. «Ces propos, d’une extrême violence, révèlent le véritable visage de Madame Martinez», a dénoncé le maire de Clichy dans son communiqué.
«Ils interrogent sur la conception qu’elle se fait du débat démocratique et de l’exercice des responsabilités publiques», a-t-il ajouté, demandant «au Parti socialiste, et en particulier à son secrétaire national Olivier Faure [...] de se prononcer clairement sur ces propos». Rémi Muzeau a reçu le soutien public de Geoffroy Boulard, maire LR réélu du XVIIe arrondissement de Paris voisin.
Julie Martinez dénonce «des interprétations volontairement dévoyées»
La candidate socialiste, quant à elle, dénonce dans un communiqué publié mardi «des interprétations volontairement dévoyées». «Il ne s’agit en aucun cas d’un appel à la violence», précise Julie Martinez. «Il s’agit d’exprimer l’exigence d’une condamnation judiciaire à la hauteur de la gravité des faits reprochés. Personne ne souhaite la mort de quiconque. Chacun comprend qu’il est ici question de justice».
En réalité, l’extrait de la vidéo ne dure qu’une poignée de secondes. Julie Martinez, dans sa harangue, regrettait «de très nombreuses irrégularités ont été signalées dans plusieurs bureaux de vote». «De tels agissements portent directement atteinte à la sincérité du scrutin», poursuit-elle dans son communiqué. «Le préjudice est considérable : ce sont les Clichoises et les Clichois qui se voient privés de leur vote, de leur choix, et, en définitive, de leur droit fondamental à une expression démocratique libre et sincère».


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