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L’unique distributeur de billets situé à Arques-la-Bataille (Seine-Maritime) a définitivement fermé. Les habitants déplorent cette disparition. La commune cherche une solution.
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Par Rayane Beyly Publié le 2 juil. 2026 à 6h00
Ce n’est pas un scoop : ces dernières années, le nombre de DAB, les distributeurs automatiques de billets, a considérablement diminué en France. C’est au tour d’Arques-la-Bataille (Seine-Maritime), commune d’environ 2 400 habitants, d’en faire les frais. Situé dans la rue Saint-Julien, le distributeur appartenant à la Caisse d’Épargne a été mis définitivement hors-service le 30 juin 2026. Le retrait physique de l’appareil est prévu ce jeudi 2 juillet. Forcément, la nouvelle passe mal auprès des habitants, qui l’ont exprimé sur le réseau social Facebook : « Comment vont faire les personnes sans véhicule ou âgées ? » ; « Ils se foutent des clients » ; « Fini le liquide pourtant utile. »
Ils ont appris la fermeture du DAB de leur commune assez tardivement, via une lettre publiée à la veille de la mise hors-service.
Le distributeur avait failli fermer par le passé
Dans ce courrier, la maire d’Arques-la-Bataille, Maryline Fournier, explique que le directeur de territoire de la Caisse d’Épargne Normandie a estimé que « les changements d’habitudes de paiement et le recours accru aux services numériques depuis la crise sanitaire du Covid-19 ne justifiaient plus son maintien, devenu coûteux pour la Caisse d’Épargne ».
Cette décision, qui a été officiellement confirmée par courrier recommandé le 27 avril 2026 précise l’édile dans son courrier, « illustre une fois de plus le désengagement progressif et préoccupant des grands groupes bancaires des territoires ruraux et périurbains ».
Ce service de proximité existait depuis plus de dix ans à Arques-la-Bataille. Rappelons qu’au début, une agence accueillait le public puis elle a fermé, et les clients de la banque n’ont eu d’autre choix que de se rabattre vers l’agence située à Saint-Nicolas-d’Aliermont, à environ sept kilomètres.

L’unique distributeur automatique de la commune, lui, avait bien failli disparaître dès 2017, mais la municipalité avait milité pour son maintien. Des habitants s’étaient aussi mobilisés par une pétition.
Certains envisagent aujourd’hui de refaire la même démarche.
La commune payait 1 000 euros par mois pour le DAB
« Je suis très en colère, confie la maire Maryline Fournier, contactée par les Informations Dieppoises. J’ai attendu le dernier moment pour en parler aux habitants car j’espérais qu’on obtienne une autre réponse. On réfléchit à une solution de substitution, en sollicitant Brink’s par exemple pour installer notre propre distributeur ailleurs dans la commune ».
Pour la location du local, propriété privée, où se trouvait le DAB, la commune payait environ 1 000 euros par mois. Une somme à laquelle pouvaient s’ajouter d’autres frais, en cas de déficit annuel d’exploitation.
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