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Par Nicolas Daguin
Publié le 07/09/2026 à 18h59, mis à jour le 07/09/2026 à 19h33

COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Au premier jour d’un procès attendu depuis quatre ans, dans une salle comble, les quatre accusés ont livré leurs premières déclarations, sous le regard des proches de la victime. Souffrante, la mère du rugbyman n’a pu se présenter à l’audience.
Loïk Le Priol est méconnaissable. Quatre années de détention provisoire ont fait fondre la carrure bodybuildée de l’ancien commando marine et vidé l’assurance quasi insolente dont il débordait encore dans la nuit du 18 au 19 mars 2022, lors de la mort de Federico Martin Aramburu à Paris. Jugé depuis lundi après-midi devant la cour d’assises de Paris pour l’assassinat de l’ancien ancien international argentin et figure du Biarritz Olympique (BO), Le Priol est apparu en chino beige et chemise bleu ciel impeccablement repassée ; barbe rasée de près ; petites lunettes de vue posées sur des yeux perçants ; cheveux châtain foncé coupés de façon ordinaire.
À côté de lui, son ancien comparse Romain Bouvier, jugé pour « tentative d’assassinat », détonne. Physiquement, il n’a rien à voir avec Le Priol. Le jeune homme est plus grand, plus épais. Son crâne dégarni et sa barbe de trois jours lui donnent l’air plus dur. Quelques années auparavant, c’est pourtant lui qui fut le disciple de l’homme…


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