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«Je paie, mais ça me rend malade» : l’obligation de subvenir aux besoins de ses parents maltraitants pourrait-elle prendre fin pour de bon ?

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Lancée par les Liens en sang début janvier, la pétition pour soutenir un changement de la loi recueille à cette heure 38.500 signatures.

Lancée par les Liens en sang début janvier, la pétition pour soutenir un changement de la loi recueille à cette heure 38.500 signatures. Comeback Images - stock.adobe.com

En 2024, une loi a déchargé une partie des enfants maltraités de l’obligation de subvenir aux frais de leurs parents impécunieux. Une réforme pour élargir cette dispense à d’autres profils est étudiée par le ministère de la justice tandis qu’une pétition en ligne a déjà recueilli 38.500 signatures.

«Je vais me garer pour vous raconter, parce que je risque d’être mal.» Patricia N. est chauffeur routier. À 59 ans, elle n’évoque pas son enfance sans des larmes dans la voix. Elle a grandi dans un village de Haute-Loire, auprès du «géniteur» qui élevait des lapins et battait ses enfants. La «génitrice» ? Une complice muette. Dans une lettre adressée au juge des affaires familiales en mai dernier, Patricia et sa sœur Marie décrivent en détail les coups, les humiliations, les vêtements et la nourriture qu’il fallait quémander auprès des oncles et des tantes, les couples échangistes qui s’exhibaient à la maison, l’expulsion du domicile quand les allocations familiales n’ont plus paru suffisantes, vers 15 ans. «JE me suis construite SEULE alors que ce géniteur se débrouille SEUL» écrit Marie.

Depuis trois ans, les sœurs N. ont engagé une procédure judiciaire pour soulever «l’indignité» de leur père, dont l’entrée en Ehpad en 2023, trop onéreux pour lui, les a contraintes à payer le reste à charge, 165 euros par mois pour Patricia, un peu moins pour…

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Le Figaro

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