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Lors du conseil de Paris du 19 juin, la maire du 12e arrondissement a comparé la prolifération, dans certaines rues, de ces enseignes de fast-foods à celle des magasins de musique, s’offusquant d’«une indignation à géométrie variable».
Passer la publicité Passer la publicitéConnaissiez-vous le fameux fléau des luthiers de la rue de Rome ? Ce vendredi 19 juin, lors d’un conseil de Paris, la maire du 12e arrondissement Lucie Castets est revenue sur certains propos tenus lors d’un conseil d’arrondissement au sujet des enseignes de poulet halal Master Poulet. Afin d’illustrer son propos, l’ancienne «première-ministrable» du NFP a établi un parallèle avec... les enseignes d’instruments de musique.
L’ex-candidate de la gauche pour Matignon a notamment reproché aux élus leurs inquiétudes face à ces fast-foods qui prolifèrent parfois dans une seule et même rue sans pour autant, selon elle, qu’ils ne s’offusquent jamais «quand des rues abritent des magasins d’instruments de musique ou encore des artisans».
«Mais ça n’a rien à voir !»
La phrase a fait mouche. «Je m’étonnais en conseil d’arrondissement que vous puissiez avoir une forme d’indignation à géométrie variable, puisque je ne vous entends jamais vous indigner sur d’autres types de commerces, y compris d’autres types de restauration rapide, ou encore quand tout une rue abrite des magasins d’instruments de musique ou des artisans», a-t-elle déclaré, avant d’être interrompue par le député Renaissance et le conseiller municipal Sylvain Maillard, qui lui a rétorqué un : «Mais enfin, ça n’a rien à voir !»
Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, est alors intervenu, sourire en coin, invitant Lucie Castets à poursuivre : «N’importez pas, Monsieur Maillard, au conseil de Paris, les très mauvaises méthodes de l’Assemblée Nationale…»
Lucie Castets s’est ensuite justifiée de cet exemple, disant estimer qu’il illustrait bien l’idée de «mono commerce» dans certaines rues. Et d’ajouter : «les personnes qui côtoient ce genre d’établissements ne font pas partie des classes sociales les plus aisées. Je disais donc en conseil d’arrondissement qu’il me semblait fondamental qu’il existe des offres pour tous les budgets, y compris pour les classes populaires. Sans bien sûr abandonner nos objectifs d’un accès à une alimentation durable et de bonne qualité pour tout le monde».
Emmanuel Grégoire a finalement clos le débat en affirmant ne pas souhaiter «stigmatiser» ces enseignes : «J’en suis client, mes enfants en sont clients. (...) Et je pense que si on demandait à nos enfants s’il leur arrive d’y aller, je crains que la réponse soit oui, trop souvent».


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