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Par Marine Cassan
Publié le 14/09/2026 à 10h31, mis à jour le 14/09/2026 à 11h56

Dimanche soir sur BFMTV, le maire de Béziers, invité dominical du «100% Mabrouk, est revenu sur les attaques des syndicats de la chaîne d’informations en continu envers la présentatrice.
Passer la publicité Passer la publicitéLe premier mois de Sonia Mabrouk sur BFMTV n’est pas de tout repos pour la journaliste transfuge de CNews. Il faut dire que son arrivée sur la chaîne d’informations en continu n’a pas fait l’unanimité en interne. Deux syndicats du groupe RMC BFM ont vivement critiqué l’interview qu’a menée Sonia Mabrouk face à Sarah Knafo le 7 septembre dernier, accusant la femme politique d’avoir pu «dérouler son argumentaire sur les “Français de souche” par opposition aux “Français de branche”» sans être contredite par la journaliste.
Depuis, la présentatrice de «100% Mabrouk» sur BFMTV a reçu le soutien de diverses personnalités, notamment Éric Ciotti, Bernard de La Villardière, David Lisnard ou encore Robert Ménard . Le maire de Béziers a longuement défendu la journaliste dans un long message publié sur les réseaux sociaux le 11 septembre dernier.
«La liberté s’appelle Sonia Mabrouk. (…) Elle est une journaliste exigeante dont j’apprécie le travail depuis des années. Son ouverture d’esprit, c’est vrai, sa manière de respecter ses interlocuteurs, tout cela peut étonner dans une époque où la moquerie, la grossièreté et le relativisme absurde ont gangrené depuis longtemps le paysage audiovisuel. Oui, c’est pour moi un honneur que d’être son invité régulier. Mais je n’ose imaginer ce “pourquoi” elle subit cette offensive ciblée», avait-il écrit.
Je suis sidéré des réactions des syndicats de cette maison
Robert MénardInvité de Sonia Mabrouk dans «100% Mabrouk» sur BFMTV ce dimanche 13 septembre, comme chaque dimanche, Robert Ménard n’a pas pu s’empêcher de revenir sur l’affaire, quitte à prendre en otage le plateau de la chaîne info pendant plusieurs minutes.
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«Sonia, est-ce que je peux dire un mot ? Je n’ai pas l’habitude de vous interrompre. J’ai été le patron de Reporters sans frontières pendant plus de 20 ans. Pendant plus de 20 ans, je me suis battu pour un truc qui s’appelle la défense du pluralisme. C’est-à-dire le fait que la démocratie ça voulait dire qu’on n’a pas les mêmes idées mais on arrive à se parler. Aucun n’a l’idée saugrenue de se dire : “Je ne veux pas de ce journaliste, je ne parlerai pas avec Sonia Mabrouk”. Mais je pense que si je suis là, c’est que vous pensez la même chose de moi», affirme-t-il. Et l’homme politique de poursuivre : «Il y a un mauvais truc qui est en train de se passer. Je croyais que c’était réservé au service public, avec cette folie pour Charles Sapin . Je voudrais vous dire parce que je suis en liberté ici, madame Mabrouk. Je suis sidéré des réactions des syndicats de cette maison».
Si l’intention de Robert Ménard était surtout d’afficher son soutien envers la présentatrice, sa prise de parole inopinée a surtout embarrassé le plateau, à commencer par l’intéressée. «Je ne peux pas être juge et partie ce soir, sur ce plateau», a rappelé Sonia Mabrouk. «Je ne vous demande pas d’être juge et partie, je vous demande juste de me laisser finir sur ça. Je le dis avec force, je suis consterné que des gens qui font ce métier… Que je sois obligé de dire dans mon pays qu’on ne porte pas de jugement sur tel ou tel, on lui donne le droit de s’exprimer», s’est finalement exprimé l’homme politique, avant que Bruno Jeudy et Anne Saurat-Dubois reprennent la main sur l’interview.


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