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Sur le plateau de «Ça commence aujourd’hui», présenté par Faustine Bollaert, l’animateur a détaillé comment a débuté son addiction.
«Je n’ai jamais été aussi heureux qu’aujourd’hui.» Après avoir sombré dans la cocaïne, Matthieu Delormeau est aujourd’hui sur le chemin de la guérison. Celle-ci passe notamment par la tournée promotionnelle de son livre Addictions : il a suffi d’une fois... (Éd. Leduc) qui l’emmène à sillonner les plateaux de télévision. Ce mercredi 9 septembre, l’animateur et ancien chroniqueur de «Tout beau, tout n9uf» était l’invité de Faustine Bollaert dans «Ça commence aujourd’hui» sur France 2. D’emblée, il a évoqué sa consommation importante. «J’étais à quatre grammes de cocaïne par jour. J’étais dans un état incroyable», a-t-il avoué.
Une addiction qui a débuté tardivement. À 47 ans précisément. Un soir, Matthieu Delormeau, en pleine dépression, s’est retrouvé seul. Et pour combler sa solitude, il a surfé sur un site de rencontres où il a échangé avec deux hommes. «Je suis toujours un petit peu méfiant, mais il se trouve qu’ils sont médecins. Un urgentiste et un anesthésiste. Donc, je me dis : “Je ne vais pas chez n’importe qui quand même”. Et j’arrive chez eux pour faire une petite soirée sympathique et peut-être un peu plus se connaître», a-t-il raconté.
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Et à sa grande surprise, les deux hommes sortent de la cocaïne et du GHB. «Pour moi, le GHB, c’était la drogue du violeur. Je ne savais pas ce que c’était, mais encore une fois, ce sont des médecins […] je ne me méfie pas du tout. Donc, j’essaye la cocaïne et le GHB. Et là, c’est magique, je n’ai plus d’anxiété, je n’ai plus rien, je discute avec eux, on échange, je suis libéré», a-t-il poursuivi. Avant de rentrer chez lui, un des deux médecins lui a conseillé de continuer à prendre par petites doses de la cocaïne et de GHB pour atténuer les effets de la «descente».
«Je rentre chez moi à 5 heures du matin. Je n’arrive pas à dormir, je regarde le ciel pendant deux heures, je ne suis pas très bien. Et puis, effectivement, le produit commence à partir. Et quand le produit commence à partir, tu as des idées noires qui arrivent, tu es nul, tu n’es pas bien, l’anxiété revient, mais x10, tu te sens coupable, tu te sens moche, tu te sens laid, rien ne va. La descente aux enfers commence et je me souviens que j’en ai. Vers 8-9 heures, un petit trait de cocaïne, un petit peu de GHB», a-t-il continué. Et la situation s’est répétée au point de rendre accro Matthieu Delormeau.
«Très vite, je suis passé à 1 gramme par jour, puis à 2 grammes et enfin 4 grammes, c’est gigantesque. Ça représente à peu près 5000, 6000 euros par mois», a-t-il chiffré. Matthieu Delormeau se fournissait chez deux-trois dealers. Mais la consommation était tellement importante que l’un d’entre eux avait fini par s’installer dans son quartier.
Cette consommation extrême l’a rendu «fou», «colérique», «schizophrène», «très agressif», «très nerveux». Et l’a isolé. «Je suis resté deux ans et demi chez moi. J’ai calculé, en deux ans et demi, je suis sorti quatre fois de chez moi», a-t-il assuré. L’obligeant à tout se faire livrer mais vraiment tout. «Quand je voulais, par exemple, du paracétamol parce que j’avais mal au crâne, […] j’appelais un taxi moto, 80 euros. Il allait à la pharmacie acheter 2 euros la boîte. Il revenait 80 euros. Je payais la boîte de cette marque jaune de paracétamol 162 euros. Et ça, c’était un jour sur deux, à peu près», a-t-il affirmé.


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