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L’incendie meurtrier survenu dans la nuit du Nouvel An à Crans-Montana a ravivé le souvenir du «bal maudit» du «5-7» de la Toussaint 1970. 146 jeunes avaient trouvé la mort dans cette discothèque de Saint-Laurent-du-Pont. Un demi-siècle plus tard, un rescapé raconte.
L’horreur. C’est à tout le moins ce qu’inspire le tragique incendie qui a ravagé le bar Constellation, dans la station de ski suisse de Crans-Montana, dans la nuit du Nouvel An. Selon les derniers chiffres des autorités du canton du Valais, le bilan serait de quarante morts et une centaine de blessés, dont plusieurs Français. Depuis, les images du drame tournent en boucle sur les réseaux sociaux et les chaînes d’information en continu. On y voit les flammes et les corps des fêtards qui, dans la cohue, s’agglutinent entre les portes d’entrée de l’établissement pour fuir. On crie, on appelle au secours. Un homme à l’extérieur parvient à forcer une porte en verre d’où s’échappe aussitôt une jeune femme hagarde et fumante. Le haut de ses vêtements fondus découvre une peau rouge que l’on devine brûlée.
Si l’on ne peut qu’imaginer l’effroi, Pierre Montillo, lui, le revit. Cet artiste peintre de 75 ans installé sur les rives du lac d’Annecy est l’un des rescapés de l’incendie du «5-7», une discothèque…


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