Invité dans "Culture Médias", Pascal Obispo est revenu sur son rapport à la musique et la manière dont sa fan-attitude a contribué à l’aider à traverser une solitude liée à son histoire familiale. Il a notamment évoqué son admiration pour Claude François, dont il collectionnait les textes dans des cahiers lorsqu’il était enfant.
La musique comme "thérapie". Pascal Obispo s’est livré avec sincérité, dans Culture médias, sur son parcours, ses blessures intimes et surtout sur le rôle central qu’a joué la musique dans sa construction personnelle. Derrière la carrière d’auteur-compositeur et interprète reconnu, il raconte une histoire profondément liée à la solitude et à une forme de "fan-attitude" salvatrice.
Il précise que la relation avec sa mère était stable et présente, aujourd’hui encore, y compris dans sa vie professionnelle. Mais il reconnaît une autre faille, celle de l’absence paternelle. Il explique que cette absence a créé un vide, une solitude qu’il a dû apprivoiser. Une solitude qui, selon lui, n’a pas été un frein, mais plutôt un moteur transformé au fil du temps, notamment grâce à la musique.
"Être fan pour exister"
Dans ses confidences, le chanteur insiste sur un point. La musique n’a pas seulement été une vocation, mais aussi un moyen de guérir. Il évoque une forme de "thérapie" personnelle, où la création et l’écoute d’artistes lui ont permis de canaliser ses émotions et de surmonter ses peurs.
Interrogé sur ses modèles masculins, Pascal Obispo explique qu’ils n’étaient pas des figures familiales, mais des artistes. Il raconte avoir été, enfant, un immense admirateur de Claude François. À cette époque, il collectionnait les textes de ses chansons, soigneusement rassemblés dans des cahiers. "Quand 'Podium' est sorti en 72, j'avais 7 ans", s'est-il souvenu.
Au-delà de Claude François, il évoque une adolescence marquée par les posters et les figures artistiques. Ces artistes deviennent alors des repères symboliques. "Tous mes modèles masculins ont été des chanteurs. Donc quand j'étais tout petit, c'était Maritie et Gilbert Carpentier. Puis j'étais fan de Claude François. Mes murs ont toujours été couverts de posters, et ils ont toujours été des substituts parentaux", a-t-il confié.
Il explique que son identité artistique s’est construite dans cette admiration constante, qui n’a jamais disparu, même à l’âge adulte. Il affirme que cette admiration lui a permis de tenir, de continuer à avancer et de ne pas céder "à la peur de l’avenir".
"Si j'existe, c'est d'être fan et si je réussis à tenir, c'est parce que j'étais fan et cette fan-attitude que je continue encore avec cet album héritage me permet d'être encore là", a-t-il fini par conclure.


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