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ENTRETIEN - Ce vendredi 17 avril, l’humoriste et sa partenaire Ana Riera ont été sacrés vainqueurs de la saison 15 du concours de danse sur TF1, avec 53 % des votes des téléspectateurs.
«J’avais presque un quotidien de sportif de haut niveau. La victoire s’est jouée de peu». Ce n’est qu’aux alentours de minuit ce vendredi 17 avril que l’humoriste Samuel Bambi et sa partenaire Ana Riera ont été sacrés grands vainqueurs de la 15e édition de «Danse avec les stars» sur TF1 . Face à eux, Juju Fitcats et Jordan Mouillerac - qui avait mené Lenie à la victoire l’année passée -, ils se sont battus jusqu’au bout. Au fur et à mesure des semaines, Samuel Bambi et Ana Riera ont su toucher le public au point de se constituer une véritable communauté. Les «Bambieras».
Certaines de leurs performances ont marqué les téléspectateurs, notamment leur valse sur la chanson You don’t own me, l’humoriste déguisé en Joker et la danseuse en Harley Quinn. Des primes du vendredi soir aussi intenses que les entraînements quotidiens imposés au candidat. Un emploi du temps d’autant plus compliqué à gérer pour l’humoriste puisqu’il est actuellement en tournée dans toute la France avec son spectacle Machine. Au lendemain de sa victoire, nous nous sommes entretenus avec lui.
TV MAGAZINE. - Quel est votre état d’esprit au lendemain de votre victoire ?
Samuel BAMBI. - Évidemment, je suis très heureux. Fatigué aussi. Les gens, peut-être, pensent qu’on a fait la fête toute la nuit, mais tout le monde est rentré chez soi parce que c’étaient trois mois éreintant, fatiguant. Mais je suis ravi d’avoir pu proposer un tel spectacle, surtout pour cette finale. On fera la fête ce soir avec tous ceux de l’émission et j’irai rejoindre des amis après.
Pourquoi avez-vous accepté de participer à cette saison ?
J’ai longuement hésité. Je ne savais pas si c’était le bon choix. Je me suis demandé : «Est-ce que c’est ma place ? Est-ce que les gens vont m’apprécier ? Est-ce que je vais être à la hauteur ?». Des doutes propres à chacun. Et maintenant, quand je me retrouve là à répondre à vos questions, je suis sûr que c’était le bon choix à faire. Une des choses pour laquelle j’ai accepté, c’est que je sentais que j’avais quelque chose en moi qui avait besoin de s’exprimer. J’adore la danse, même si je n’en avais jamais fait. J’aime beaucoup les comédies musicales, j’adore ce moyen d’expression. Il n’y a que «Danse avec les Stars» qui puisse offrir ça à un artiste.
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Vous avez rassemblé une véritable communauté autour de votre duo avec Ana Riera, les «Bambieras» ...
Complètement ! Les «Bambieras», c’est un groupuscule, une milice, un mode de vie... Je suis très content. Au début, nous étions deux, Ana et moi. Et puis nous avons gagné en notoriété. Franchement, c’est cette grande famille, les «Bambieras» qui nous a amenés jusqu’à la finale. Ça me touche de savoir que toutes ces personnes sont derrière moi. C’est fou parce que je ne pensais pas qu’il y avait autant de gens qui nous soutenaient. Des fois, j’allais en dessous de vidéos de commentaires et je voyais souvent nos noms s’afficher. Au début, ils n’étaient pas nombreux. Puis de plus en plus, on voyait nos noms. Nous essayions d’atteindre l’excellence alors nous répétions jusqu’à l’épuisement. Ça a été récompensé.
Si vous ne deviez garder qu’un seul souvenir de «Danse avec les stars» , ce serait lequel ?
Sans hésiter, les moments que nous avons passés tous ensemble en début d’aventure. C’était vraiment bien. Nous étions une sorte de colonie de vacances. Il y en a qui se connaissaient déjà un peu d’avant, mais je trouve que ça a toujours été, du début à la fin, vraiment très bienveillant. C’est un mot qui est galvaudé, mais vraiment, chacun a écouté tout le monde. Nous nous posions des questions sur nos vies, nous rigolions, nous nous charrions... Il y avait Stéphane Bern qui nous racontait des histoires, Philippe Lellouche qui faisait son show... C’était trop bien ! Et petit à petit, malheureusement, tout le monde est parti.
J’avais presque un quotidien de sportif de haut niveau.
Samuel BambiComment avez-vous vécu les départs successifs de vos camarades chaque semaine ?
Il y avait une bonne ambiance. C’est graduel. Chaque semaine, nous perdions juste une personne, pas tous d’un coup. On s’habitue au fait que nous soyons de moins en moins nombreux. Et puis nous ne sommes pas seuls. Il y a des équipes de production, tous les caméramans, etc. La semaine dernière était tellement particulière que nous n’avons pas eu le temps de réaliser. Nous étions très concentrés parce que nous avions beaucoup de travail. C’est la première fois dans l’histoire de «Danse avec les stars» que des finalistes ont autant de minutes de danse sur le parquet. Ça a été une semaine très dure.
Comment avez-vous géré l’intensité des entraînements d’un côté et votre activité professionnelle de l’autre ?
J’avais des dates de tournée qui avaient déjà été mises en place. Je pensais que ça allait me fatiguer de prendre le train et de partir loin de Paris, mais au final, c’étaient des bouffées d’oxygène parce que je voyais un autre paysage. Puis j’allais sur scène, je faisais ce que j’aimais le plus. Après, le reste, c’est une vraie compétition, même si nous nous amusons bien. J’avais presque un quotidien de sportif de haut niveau. Un peu de kiné, de la cryothérapie... Le rythme est soutenu. Le matin, nous devions être à 8 heures en répétition. Le soir quand nous rentrions chez nous, nous étions bien fatigués.
Hier, Juju Fitcats a confié dans l’émission avoir traversé des «moments difficiles» au cours de l’aventure. C’est votre cas ?
Oui, c’est humain. Personne n’est tout le temps au top pendant trois mois. Nous sommes tous en compétition, remplis de doutes. La danse demande une extrême rigueur que je ne connaissais pas. Du côté du sport, je courais un peu seulement, mais là, c’était autre chose. Cette dernière semaine a été une des plus dures. J’étais en pleurs d’épuisement. Je rigolais en même temps que je pleurais. C’est dur, mais dans la vie, il faut passer par des moments comme ça pour faire de belles choses, pour créer de l’émotion chez les gens. Tout ce qui est facile, tout ce qui est léger dans la vie n’amène rien de fort ou de bon.
Avec Ana Riera, vous formez désormais un duo emblématique. Comment avez-vous réagi en apprenant qu’elle était votre partenaire de danse cette saison ?
J’étais très heureux. Pour être honnête, je ne suis pas un assidu de «Danse avec les Stars». Je regardais l’émission de temps en temps en fonction des profils qui m’intéressaient, un peu comme tout le monde. L’année dernière, étant un grand fan de foot, je suivais beaucoup Adil Rami. Je regardais son parcours et je vois ce qu’elle en a fait. Voilà comment j’ai découvert Ana. Je la trouvais déjà sublime. C’était une danseuse incroyable. Je savais ce qu’elle arrivait à faire avec ses partenaires, mais je ne m’attendais pas à aller aussi loin. Mon objectif, c’était juste de m’éclater, d’aller de prime en prime avec la même énergie, la même envie d’exprimer et de faire kiffer les gens.
Quelle relation avez-vous avec Ana Riera aujourd’hui ?
Nous sommes liés par ce que nous avons vécu hier soir. C’est quelque chose qui nous marquera jusqu’à la fin de nos jours. Et surtout, je sais qu’elle gagnera d’autres trophées, avec d’autres candidats. Mais je resterai le premier à le lui avoir apporté.
Certains candidats et danseurs sont en couple en dehors de l’émission. Comment les partenaires de vie de chacun gèrent-ils la proximité qu’il peut y avoir entre un candidat et son ou sa partenaire de danse ?
Pour Ana par exemple, son copain est aussi danseur. Il comprend parce qu’il sait ce qu’est la danse. Il a conscience que ce n’est que du travail, un jeu d’acteur. Pour d’autres, qui ne sont pas de ce milieu, ça peut être plus difficile. C’est difficile de mimer une émotion de sensualité ou d’intensité avec quelqu’un que l’on ne connaît pas, même si tout est évidemment faux. Même étant comédien, habitué à jouer un rôle, il y a quand même un truc avec le corps qui est différent.


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