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Venu défendre la pièce de théâtre librement inspirée de son livre autobiographique, Je suis né à 17 ans, sur France 5, ce vendredi, l’animateur, auteur et acteur est revenu sur les maltraitances que lui infligeait son père lorsqu’il était enfant.
En quelques années, Thierry Beccaro, gentil présentateur de jeux télévisés, est devenu l’un des porte-paroles les plus populaires des enfants victimes de violences intrafamiliales. Depuis ses premiers témoignages, assortis de la publication, en 2018, de son livre autobiographique, Je suis né à 17 ans, il porte, de plateau en plateau, le si lourd fardeau d’enfant battu.
Engagé, il a été nommé ambassadeur de l’UNICEF France en mars 2019 à son retour d’une mission en Côte d’Ivoire. À ce titre, il accordait en mai 2019 un entretien à Brut, dans lequel il décrivait la maltraitance physique et psychologique dont il a fait l’objet durant son enfance.
Un livre, un téléfilm, une pièce de théâtre
À TV Magazine aussi qui lui a consacré ces dernières années plusieurs sujets de couverture. Ou encore dans l’émission «Infrarouge», diffusée sur France 2 le 18 novembre 2020, après le téléfilm bouleversant La Maladroite et dans le cadre d’une soirée thématique sur les ravages de la maltraitance infantile.
En 2023, il interprète son propre rôle dans le téléfilm adapté de son livre, Je suis né à 17 ans. Un an plus tard, il annonçait qu’après la fiction, il entamait l’adaptation pour le théâtre de son précieux et bouleversant témoignage. Venu défendre la pièce, une mise en scène d’Anouche Setbon, qu’il joue du 14 février 2026 au 29 mars 2026 au Studio des Champs-Élysées à Paris, il était ce vendredi 30 janvier l’invité de Mohamed Bouhafsi.
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Après quelques phrases d’introduction, le journaliste et lui sont entrés dans le vif du sujet, celui d’un enfant «très sage», «suspendu aux humeurs de son père». «C’est sur moi que les coups pleuvaient», se souvient encore et encore l’animateur et acteur, avant d’évoquer l’odeur de pastille à la menthe supposée masquer les vapeurs d’alcool, qui préfigurait chaque avalanche.
«Je me disais : ’Qu’est-ce qui va se passer?’ C’était comme une épée de Damoclès qui était au-dessus de la tête. (...) Il allait s’occuper de moi, pour une raison futile, pour une mauvaise note, pour un geste, pour une mine», a-t-il ajouté. Et de conclure, par cette phrase, qui en dit long sur le long combat psychologique qu’il a mené : «J’aurais aimé qu’une fois, il me demande pardon».


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