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Nouveau président Terroir-de-Caux, Jean-Luc Cornière accepté d'évoquer la forte hausse des tarifs de l'eau pour les habitants. Il n'y aura pas de baisse des tarifs.
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Par Augustin Bouquet des Chaux Publié le 15 juil. 2026 à 18h02
Vous êtes redevenu président de la communauté de communes Terroir-de-Caux. Pourquoi avoir choisi de vous présenter à nouveau ?
Jean-Luc Cornière : Je suis comme Obélix qui est tombé dans le chaudron de potion magique étant petit. Pour ma part, j’avais l’envie de m’investir pour mon territoire il y a longtemps. J’ai continué d’être maire de Bertrimont, je suis à la retraite, j’ai du temps et l’envie de m’investir pour mon territoire donc voilà pourquoi j’ai souhaité être président de Terroir-de-Caux à nouveau. Si on se sent capable de le faire, on a toujours du mal à lâcher. Cela va faire deux mois, ça a été intense mais je ne regrette pas.
Parmi ce qui vous attend, c’est ce rapport de la chambre régionale des comptes pointant le fait que Terroir-de-Caux va mettre 50 ans à rembourser sa dette de 26,9 millions d’euros liée notamment à l’assainissement. Comment avez-vous accueilli ce rapport ?
Alors, ce n’est pas tout à fait ça. Le budget eau ne pose pas de problème particulier. En eau, on a 17 ans de remboursement à venir pour 1,1 million d’euros. Le gros morceau, plus difficile à avaler, c’est le budget assainissement. Nous devons actuellement en capital plus intérêt cumulé, 22 millions d’euros, là, on a 30 ans à rembourser. Si nous ne faisions plus de travaux en eau et assainissement, ce qui n’arrivera pas, on aurait épongé nos emprunts dans 30 ans et pas 50.
Comment comptez-vous a minima anticiper les dépenses en eau et assainissement qui pèsent si lourd dans le budget ?
Nous sommes en train de bâtir un schéma directeur sur l’eau et un sur l’assainissement. Nous n’aurons pas les versions finales avant mars de l’année prochaine. Cela nous permettra exactement de savoir ce qu’il nous reste à faire. Tant qu’on ne les a pas, je me garderai bien de chiffrer les travaux qu’il reste à faire. J’ai prévu que l’on fasse un plan pluriannuel d’investissement une fois que les schémas directeurs seront rendus. Ça nous permettra de faire moins de bêtises lorsque l’on planifie les budgets.
Les habitants de Terroir-de-Caux sont en colère après la forte hausse des prix de l’eau. Est-ce qu’on peut dire aujourd’hui à un habitant que le prix de l’eau ne va pas augmenter et peut-être même baisser dans les mois à venir ?
Baisser… j’aimerais bien mais ça m’étonnerait fortement. Augmenter, je ferai tout pour que ça n’arrive pas. L’augmentation est arrivée à cause des travaux à réaliser mais surtout des obligations que l’État nous a imposées avec des arrêtés préfectoraux qui eux-mêmes étaient pressés par l’Europe. À chaque fois qu’on a des arrêtés, tant que les travaux ne sont pas réalisés, on peut avoir des pénalités journalières importantes. Ce sont des situations intenables. Il faut que l’on puisse échelonner les travaux. Il faut qu’on nous laisse du temps.
Olivier Bureaux que vous avez battu a affirmé qu’il avait été victime d’une de vos décisions quand vous étiez président de Terroir-de-Caux en 2019, à savoir la décision de prendre la compétence assainissement. Qu’en pensez-vous ?
Ça ne se passe pas comme ça et je pense qu’il le sait. Je ne lui en veux pas parce que c’est désagréable de perdre quand on est candidat, je le comprends mais aussi parce qu’il a vraiment vécu ce souci-là avec des collectifs qui viennent vous mettre la pression. Il faut que l’on passe à une étape nouvelle.
Mais du coup, vous regrettez d’avoir repris la compétence assainissement à l’époque ?
Ce n’est pas moi qui l’ai reprise. Ce sont toujours les communes qui délibèrent pour donner la compétence à la com’com. Quand on a fait la fusion en 2017, chaque com’com avait des compétences et elles n’avaient pas toutes les mêmes. On s’est posé des questions pour savoir ce que l’on devait faire.
On a décidé que des choses, dont l’eau et l’assainissement, se feraient sur tout le territoire. Ça s’est fait naturellement. Et il y a un moment, quelques années plus tard, où l’eau et l’assainissement sont devenus des compétences obligatoires. Avec du recul et malgré les difficultés, je suis persuadé que l’eau et l’assainissement doivent être gérés à l’échelle communautaire.
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