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La prospection est organisée par le Musée régional d’histoire de Roussé, en Bulgarie, en raison du déchainement d’intérêt provoqué par la découverte fortuite fin juillet d’ossements de mammouth dans une portion à sec du fleuve.
Passer la publicité Passer la publicitéAu bord d’un Danube asséché, enfants et adultes ont passé au crible les berges du fleuve bulgare le 21 août, où le retrait des eaux avait mis à nu des ossements de mammouths le mois dernier. «Il n’existe, je dirais, aucun autre endroit le long du Danube qui ait livré autant de découvertes», a expliqué Krassimir Kirov, conservateur du musée.
Plus de 30 bénévoles ont participé à cette initiative organisée par le Musée d’histoire régionale de la ville voisine de Roussé. La scène est inhabituelle : là où l’eau recouvre habituellement le Danube, le sable est désormais accessible à pied. «J’ai trouvé une dent !», s’est enthousiasmé Aleksandar Denkov devant un fragment jaunâtre qui affleure à peine à la surface.
Ce photographe amateur de 30 ans est venu près du village de Ryahovo, dans le nord de la Bulgarie, avec un objectif bien précis : trouver des traces de mammouth. La première trouvaille du groupe, une dent de mammifère, est photographiée, numérotée puis soigneusement placée dans un sachet scellé pour être examinée ultérieurement. À première vue, rien d’exceptionnel.
«Apprendre aux gens à reconnaître les différentes trouvailles»
«Après la découverte du mammouth, j’ai commencé à recevoir des dizaines d’appels de gens qui me racontaient ce qu’ils avaient trouvé», a expliqué Krassimir Kirov, responsable de l’écomusée de Roussé qui a identifié les ossements. «Nous avons donc décidé d’organiser cette prospection pour apprendre aux gens à reconnaître les différentes trouvailles (...) et leur donner des conseils de sécurité» a-t-il expliqué à l’AFP.
La recherche commence par quelques consignes : les volontaires doivent avancer en ligne et, si quelqu’un repère quelque chose, lever la main afin que tout le groupe s’arrête. Surtout, ne pas toucher aux objets métalliques, qui pourraient être des munitions ou des explosifs. Mais à peine la marche commencée, la ligne se disloque: l’enthousiasme l’emporte sur la discipline.
«C’est une occasion très rare de se sentir aussi proche de l’Histoire», sourit Ekaterina Yordanova, psychologue de 34 ans. «Voir le Danube dans cet état est inquiétant, mais cela nous donne aussi la possibilité de découvrir de nouvelles choses», ajoute-t-elle.


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