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Par Clotilde Jégousse, envoyée spéciale à Grisy-Suisnes (Seine-et-Marne)
Publié le 01/09/2026 à 16h10, mis à jour le 01/09/2026 à 16h31
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REPORTAGE - Depuis le 27 juillet dernier, la psychose s’est emparée du petit village de Grisy-Suisnes, laissé sous le choc par le suicide à 56 ans de Tanguy de Vienne, candidat malheureux aux dernières élections.
Passer la publicitéQue s’est-il vraiment passé ces cinq derniers mois, dans le huis clos des messageries de réseaux sociaux et des réunions informelles ? Sur la grande place herbeuse de la commune de Grisy-Suisnes (Seine-et-Marne), la simple évocation des élections municipales de mars 2026 suffit à couper les conversations et fermer les visages. «Il faut arrêter de parler de ça. Parce que qu’est-ce que ça changera ? Ça va créer des emmerdes, et tout le monde se regardera de travers», finit par lâcher une habitante, après s’être assurée de parler à l’abri des regards indiscrets. «Marchez par là, derrière nous, il y a des caméras».
Depuis le 27 juillet dernier, la psychose s’est emparée de ce village de quelque 2900 habitants, laissé sous le choc par le suicide à 56 ans de Tanguy de Vienne, candidat malheureux aux dernières élections devenu conseiller d’opposition. Parti sans un mot, il garde par-devers lui les raisons qui l’ont poussé à ce geste. Mais pour sa famille et ses proches, les nombreuses…


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