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J’ai testé pour vous : acheter des aliments 100 % normands pour le repas de Noël

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Alors que le réveillon de Noël se rapproche, le mercredi 24 décembre 2025, j’ai arpenté les rues de Cherbourg (Manche) pour acheter des aliments conçus seulement en Normandie.

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Pour votre repas de Noël, pensez à vos producteurs locaux. La Ferme de l'Écoufle, basée à Saint-Marcel, a ouvert ses commandes de volailles.

Est-ce possible de manger 100 % normand pour Noël ? ©Illustration / AdobeStock

Par Thibaud Delafosse Publié le 21 déc. 2025 à 16h57

Le soleil brille mais le froid pique un peu le bout du nez et la pointe des oreilles. Ce qui n’empêche pas les consommateurs d’arpenter les rues du centre-ville de Cherbourg (Manche). Pour beaucoup d’entre eux, le sprint final des achats pour les fêtes de fin d’année bat son plein en cette matinée du samedi 20 décembre 2025.

Et pour cause : le réveillon de Noël se rapproche à grands pas ! Pour épater les convives, amis ou famille, rien de tel qu’un repas concocté uniquement avec des mets qui proviennent de Normandie. Est-ce possible de s’en procurer ? Je l’ai testé pour vous.

L’entrée

En guise de hors-d’œuvre, les aficionados de fruits de mer peuvent se diriger dans une poissonnerie. Outre les crevettes, qui proviennent généralement de l’étranger, il est très facile d’acheter des huîtres de Saint-Vaast-la-Hougue, des bulots, des bigorneaux ou des tourteaux pêchés localement.

Chez Lulu, une vendeuse présente le plateau pensé spécialement pour les traditionnelles festivités, adaptable en fonction des quantités voulues et des goûts de chacun. « On peut retirer des produits. Les bigorneaux, par exemple, ne sont plus très tendance. Et on se ravitaille uniquement sur le secteur », assure-t-elle.

Pour un ensemble plutôt copieux destiné à une personne, il faut compter en moyenne 25,30 euros. « Tout flambe pour les fêtes. C’est pire que d’habitude », analyse la salariée, venue en renfort pour la période.

Le plat

Dans les boucheries, les volailles et viandes de bœuf gardent toujours la cote en prévision du repas du 24 décembre. « Les commandes sont déjà prises pour la plupart. Elles commencent environ une dizaine de jours avant Noël », souffle Joël Corbin, cogérant d’un commerce dans la rue Maréchal-Foch depuis plus de quarante ans, où la viande normande s’expose derrière les vitrines.

Pour ce dernier, les fêtes de fin d’année demeurent une grosse période. « Souvent, les gens achètent une pièce importante quand ils reçoivent. » Si la volaille coûte moins cher que le bœuf au kilo, un repas pour six personnes reviendra globalement au même prix car il faudra prévoir une quantité plus importante pour la première citée. « Entre 40 et 60 euros. Il faudra environ 1,5 kg de bœuf et quelque 3 kg de volaille. »

Et pour accompagner cela ? Rien de tel que des légumes ! Pour conserver la fibre régionale, on peut se tourner vers des maraîchers. Installés à Surtainville, Sophie et Christophe prennent position chaque jeudi et samedi sur le marché cherbourgeois. « Les carottes et poireaux permettent d’agrémenter la dégustation des coquillages. Les radis d’hiver peuvent servir de toasts. Pour les purées, nous avons diverses variétés de courges ou du céleri », énumère la productrice.

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Avec des prix maintenus tout au long de l’année, les légumes les plus onéreux du binôme sont vendus à cinq euros le kilo. « Les clients achètent de tout. Ceux qui ne cuisinent pas, en revanche, se tournent plutôt vers les salades. »

Le fromage

Avant de sortir la petite cuillère pour déguster le dessert, les turophiles n’auront aucune difficulté à acheter des fromages du coin. Duronaj, par exemple, met en place des formules spéciales pour Noël.

L’une met à l’honneur six fromages conçus uniquement en Normandie, notamment à Tessy-Bocage, Moyon Villages, Gréville-Hague ou encore Bréhal. « Les gens commandent beaucoup ce plateau, car il permet de découvrir des fromages normands », décrypte Marie, salariée du magasin qui vend aussi d’autres produits cotentinois comme des œufs de Montebourg, du pop-corn de La Haye ou encore du miel de Bretteville.

Pour manger une telle composition, il faut prévoir 32,90 euros pour une table de quatre à six personnes.

Le dessert

Pas le temps de digérer, il faut être gourmand à Noël ! Alors que les cadeaux contemplent les assiettes et couverts depuis le pied du sapin, la bûche peut être sortie du réfrigérateur. La mission d’acheter local s’avère simple, bon nombre de boulangeries-pâtisseries en préparent dans la cité portuaire.

Mes emplettes de samedi me mènent tout droit dans la rue Albert-Mahieu. À la tête de leur boutique depuis quelques mois, Vincent et Virginie Esline constatent que les bûches demeurent une valeur sûre. « Les commandes s’accélèrent depuis jeudi, avec un peu de retard. Comme c’est notre première année, on a voulu jouer la carte de la prudence mais on se rend compte que l’on n’a pas assez. Il faut refabriquer ! », examine Virginie.

Deux types de bûches existent. D’un côté, les traditionnelles à la crème au beurre, avec des parfums au chocolat, à la vanille, au café, au praliné ou au Grand Marnier, prisées particulièrement par les plus âgés. Quant aux jeunes, ils apprécient davantage les bûches à la mousse, plus légères. « Il y a aussi les panettones, qui rappellent l’esprit des fêtes. »

Accompagné de cinq autres salariés, le couple vend ses bûches au tarif de 3,90 ou 4,20 euros la part. « On veut que tout le monde puisse en profiter et que ça reste accessible à tous les budgets. »

Et dans les verres ?

Un repas de Noël sans un verre rempli, alcoolisé ou non mais toujours avec modération, ne serait pas un vrai repas de Noël. Dans le Cotentin, les épiceries qui vendent des bières locales sont pléthores, les brasseurs étant eux-mêmes relativement nombreux.
Dans le nouveau pub shop Le Local, il n'y a d'ailleurs que des bières en provenance majoritairement de la Manche, les plus lointaines arrivant du Calvados ou de l'Orne. Dans les rayons, les clients peuvent notamment acheter des bières de Noël produites à Querqueville, Saint-Vaast-la-Hougue, Saint-Lô ou Hauteville-sur-Mer. " Les ventes à emporter cartonnent, surtout les coffrets pour des cadeaux ", observe Théo Hervieu, l'un des gérants des lieux.
Même son de cloches à la Cavavin, où les gens de passage se laissent guider pour faire découvrir la région à leurs proches au travers une bouteille. Dans un espace dédié aux produits normands, sont ainsi présentés du vin de Grisy, du calvados, cidre et jus de pommes de Port-Bail-sur-Mer, de la liqueur de Saint-Vaast, ou encore du whisky de Saint-Germain-le-Gaillard.

Vous l’aurez compris, il n’y a qu’à pousser la porte des commerces pour concocter un repas 100 % normand ! Une recette simple mais rudement efficace.

Pour aller plus loin : le site www.aurendezvousdesnormands.fr de nombreuses adresses de producteurs locaux.

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