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L’invitée du «Buzz TV» est une journaliste passée d’un visage à une voix. Elle retrouve la lumière avec deux nouveaux projets dont elle se réjouit.
Aujourd’hui, le «Buzz TV» dévoilait la face cachée de l’émission «En aparté» en accueillant sur le plateau Nathalie Lévy. Reconnue comme la voix off du rendez-vous de Canal+, elle venait présenter un nouveau projet qui prendra bientôt place sur la chaîne cryptée et s’appellera «Ma tribu, ce qui nous lie». Sur le fond, cette nouvelle émission a pour objectif de «déconstruire le mythe de l’artiste isolé», comme l’explique la journaliste lors de son entretien au Figaro TV.
À travers des projections sur un plateau entouré d’écran géant en 360 degrés et grâce à l’IA, les invités vont être plongés dans des souvenirs précis à l’aide de reconstruction d’endroits qui ont marqué leur vie. Sur la forme, l’aspiration est précise : «Sur ce rendez-vous-là, j’avais très envie d’être comme dans un aquarium, de rentrer dans la mémoire d’un individu», confie-t-elle. Elle poursuit : «De faire rentrer l’invité dans sa mémoire, dans les images de sa vie avec tout cet environnement qui l’enveloppe à 360 degrés».
L’objectif de ce programme est de «montrer que l’artiste n’est jamais seul» et de mettre en lumière ceux qui ont «joué un rôle majeur dans la trajectoire professionnelle de ces derniers» : «J’ai aussi à cœur de montrer ces invisibles, de leur redonner une légitimité. De leur donner une existence finalement». Celle qui vient d’une chaîne d’information trouve important qu’un «vrai concept» comme celui-ci, comme elle le décrit, puisse réussir à mettre de côté «l’égo de cette société du jeu» pour en revenir au «nous». «Arrêtez de nous faire croire à cette légende, s’indigne-t-elle. Un artiste s’est construit avec des ratés et heureusement, c’est tout de même ce qui nous lie, ce ne sont pas les victoires et les succès».
Avant d’être le visage de cette nouvelle émission, Nathalie Lévy était déjà présente sur la chaîne privée mais sans être le visage de ce programme. En effet, l’ancienne présentatrice de BFMTV est la fameuse voix qui «occupe l’espace» d’«En aparté». Celle qui avait «très envie de faire ce format» explique avoir postulé il y a cinq ans avec quelques inquiétudes : «Je viens d’une chaîne d’info, je n’ai pas du tout le ton ni le rythme mais je suis sincèrement capable de me poser, d’aller dans les zones grises, dans la nuance». Un challenge pour elle «d’avoir réussi à écrire une autre Nathalie» : «J’adore l’idée d’avoir réussi à faire en info le ton que j’avais et la dynamique, je pense être quelqu’un d’assez punchy. Et d’avoir réussi à moduler tout ça et d’arriver dans les égratignures de chacun, dans ces zones grises».
« On a dû arrêter l’émission pour la remaquiller tant elle pleurait »
Nathalie LévyNathalie Lévy reconnaît la quantité de travail «énorme» que cette émission lui a demandé et lui demande toujours. Cette dernière épilogue sur les préparations qui doivent être faites en amont de l’accueil des invités comme lire leurs biographies (parfois très longues), voir tous leurs films et surtout «réussir à travailler cette matière pour en sortir la substantifique moelle». La raison ? Obtenir des confidences, des exclusivités : «Heureusement que j’arrive à obtenir autre chose que ce que j’ai dans mes notes. Sinon ce serait triste». Un exercice pas si simple en vue de la configuration spéciale des émissions «en aparté» : «Ils sont déroutés parce que l’ambiance fait que forcément, ils ne savent pas trop où regarder, quoi faire de leurs mains, de leurs bras. Déjà, physiquement, il y a quelque chose qui se joue dans la posture. Ensuite, oui, il n’y a pas d’échanges, pas de regards, c’est la parole qui prend l’espace, ma voix aussi l’occupe». Un défi que la journaliste réussit toutefois à relever : «Je pense qu’ils sont un peu réconfortés, je dois avoir une voix ronde, chaude qui les accompagne et c’est comme ça que l’on arrive à avoir des confidences».
Autre épreuve que la présentatrice télé a dû surmonter : les invités qui «eux aussi ont parfois envie de [la] dérouter». Dans cet entretien du «Buzz TV», Nathlie Lévy donne l’exemple de Pete Doherty, qu’elle a interviewé il y a deux ans. La journaliste le définit comme quelqu’un «d’assez Rock’n’Roll» donc pour elle, s’est installé une sorte «d’appréhension» liée au fait «qu’on ne sache jamais trop comment il peut réagir, ce qu’il va aller chercher comme élément pour essayer de [la] dérouter». La configuration du format reste tout de même propice aux confidences et qui dit confidences dit également émotions : «Il y a eu des larmes très déroutantes de certains artistes. Léa Drucker par exemple qui a été saisie par les larmes, Arielle Dombasle aussi, qui était dans un moment où l’on a dû arrêter l’émission pour la remaquiller tant elle pleurait», confesse Nathalie Lévy.
Expériences en télé
Celle qui a toujours eu envie de faire plein de choses se souvient de la raison qui l’a poussé à quitter BFM TV : «Vous savez quand on est dans une chaîne d’info, on est des hamsters dans une roue. On mange info, on boit info, on dort info. J’avais très envie d’ouvrir d’autres portes, de découvrir d’autres territoires et maintenant je peux vraiment le faire». Même si la journaliste a «adoré ces plus de 15 années en chaîne info, d’être au cours de l’activité du monde et de ce qui se joue», elle expose tout de même son pire souvenir de télévision : «La 1e saison de “C à vous” sur France 5 en 2009». La chroniqueuse ne se trouvait «pas du tout pertinente» dans ce rôle et avoue que «ce n’était pas pour [elle]». Elle décrit cette configuration comme une «chaise un peu bancale où l’on ne sait pas trop si l’on a le droit de parler à ce moment-là» : «Ce n’était pas du tout une position qui me correspond. Quand on est chroniqueur, il faut savoir jouer des coudes, et je crois que je ne sais pas faire ça».
Malgré une autre expérience télévision difficile : les matinales «antinomiques avec le rythme humain» qu’elle a «très mal vécues», elle se retrouve dans un Podcast qui lui ressemble plus. Ce podcast va être intitulé «Générations» et va mettre l’accent sur la «génération sandwich» comme théorisée par la chercheuse américaine Dorothy Miller. Ce terme désigne ces quadragénaires et quinquagénaires contraints de prendre soin d’un parent à la santé dégradée, alors qu’ils ont encore de jeunes enfants à charge. Nathalie Lévy décrit la famille comme «un écosystème», «un terrain de jeu extraordinaire» et aimerait que ce podcast révèle «les invisibles de la société» : «regardez-nous», conclut la maman de 49 ans.


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