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VIDÉO - Sur le plateau du «Buzz TV», le chroniqueur de Cyril Hanouna raconte ses deux années d’addiction à la cocaïne et son chemin vers la guérison.
Matthieu Delormeau était l’invité du «Buzz TV» pour la promotion de son livre Addictions (éditions Leduc), un récit bouleversant qui raconte son passage dans les affres de la drogue. «Pour la première fois de ma vie, j’ai voulu être utile», affirme celui qui espère que son histoire pourra aider ceux qui traversent la même chose que lui. Il estime d’ailleurs que ce livre s’adresse à tout le monde puisque la drogue touche tous types de profils. «Ce bouquin, c’est le même processus pour tout le monde, que vous vous appeliez Vincent Bolloré ou Christophe Parmentier», résume-t-il avec humour et se dit par ailleurs étonné de l’engouement autour de cet ouvrage. «Je suis touché de voir que, même des gens qui ne m’aimaient pas, se disent que ce bouquin va servir à des gens».
Sa descente aux enfers commence lors d’un dîner informel avec des médecins qui lui proposent de la drogue. Plutôt difficile à croire quand on sait qu’ils sont les premiers à connaître les ravages de la drogue. Puis le point de bascule arrive au bout d’un an. Du jour au lendemain, la cocaïne ne fait plus le même effet, Matthieu Delormeau est désormais véritablement accro et tombe dans une sévère dépression. Le chroniqueur révèle qu’au plus haut de sa consommation, il a pris quatre grammes de cocaïne en une journée et raconte une scène qui aurait pu tourner au drame. «Moi qui ne fume pas, j’allume une cigarette. Souvent, les drogues, vous les couplez avec autre chose. J’allume une cigarette, j’ai mon téléphone dans la main, je fais un poker et je m’endors. Bim ! Le téléphone et la cigarette tombent sur mon canapé. Heureusement, il est ignifugé. Donc en fait, il se consume et à un moment donné, quatre heures après, je me tourne, ma cuisse touche le brûlant. Et je me réveille et je vois, je mets de l’eau dessus. Mais il y a dix ans, les canapés n’étaient pas ignifugés, je serais mort», réalise-t-il.
C’est encore difficile, je ne vais pas le cacher
Matthieu DelormeauL’ex-animateur vedette de NRJ12 ne voit plus personne pendant des mois. Ses proches sont mis au courant de cette addiction quand la presse révèle qu’il est placé en garde à vue pour consommation de produits stupéfiants. «Je n’en veux à personne de ne pas s’être inquiété. Les gens font leur vie, c’est normal, ils travaillent, donc on ne t’appelle pas toutes les semaines. Puis quand on s’appelle, tu dis que ça va. Tu es malin quand tu es drogué», confie-t-il.
Si aujourd’hui Matthieu Delormeau va mieux, le chemin de la guérison et du sevrage est ponctué de hauts et de bas. «C’est encore difficile, je ne vais pas le cacher. Par exemple, hier, j’ai fait une promo le matin puis, je suis rentré chez moi, j’ai mis le mode avion et j’ai tout annulé. J’essaie de m’occuper mais quand tu fais trop de choses tu vides tes batteries et tu fatigues très vite parce que ton corps combat l’addiction, le fait de ne pas craquer», avoue-t-il.
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La cocaïne, c’est terminé pour toujours ? «Je ne peux pas vous faire cette promesse, j’adorerais», regrette celui pour qui ne pas craquer est un combat quotidien. «Souvent, le matin, je me réveille et je me dis : “J’aimerais bien que ce soit le soir”. Je lui ai dit à mon psy : “Quand est-ce que la vie sera plus simple ? C’est un combat, c’est épuisant”. Et il m’a dit : “Je vais être très honnête avec vous, il faut compter deux ans.” C’est long, c’est dur, mais il n’y a pas d’autre solution, puisque [...] ce sera le combat ou la mort», assure-t-il.
Il s’est aussi refait financièrement, car cette addiction a laissé des traces sur son compte en banque. Il estime une dette de 100.000 euros. «J’ai eu à peu près 30.000 euros de cure. Vous comptez à peu près 4000 euros de drogue à chaque fois. Et puis, c’est simple, vous vivez deux ans sans un revenu. Les huissiers, j’ai tout payé le triple. Je ne répondais à personne. Je ne répondais à aucun mail ni au téléphone donc, il ne savait pas comment me joindre le banquier. Et un jour, je décroche, je ne sais pas comment. Il me dit : “Monsieur Delormeau, ça fait un an qu’on tente de vous joindre”. Voilà, vous avez beaucoup d’emprunts à rembourser. Il vous reste un 1,68 euro. Qu’est-ce qu’on fait ?», raconte-t-il.
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Il évoque également son retour dans «TBT9» où il est chroniqueur 3 fois par semaine. «Ils m’ont extrêmement bien accueilli c’est adorable. Après, c’est vrai que je suis un petit peu à part des autres. Je viens, j’essaie de faire la meilleure émission possible et je repars. 80% des chroniqueurs je ne les ai jamais vus en dehors. Eux, ils se voient beaucoup, ils dînent ensemble, ils vont chez Cyril. Je les aime tous mais j’avoue que je ne suis pas dans la bande. Peut-être parce que j’ai toujours considéré qu’on n’a pas d’ami dans ce milieu», estime-t-il.
Il est, malgré tout, resté proche de Valérie Bénaïm, chroniqueuse elle aussi chez Cyril Hanouna, qui s’est montrée très présente pour lui dans des moments difficiles. Il évoque notamment un appel téléphonique. «On est restés deux heures quinze au téléphone, elle a dû dire deux mots. Donc elle a raccroché à minuit et demi. Quel amour ! Elle ne s’est jamais plainte. Elle écoute», affirme Matthieu Delormeau. C’est finalement grâce à «de la volonté, des cures, un bon psychiatre et retrouver des projets» qu’il réussit à remonter la pente, résume-t-il pour clore l’entretien.


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