Plusieurs milliers de manifestants s’étaient réunis samedi dans le Val de Suse (Piémont) pour protester contre le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 12:17 | mis à jour aujourd'hui à 15:02 - Temps de lecture :

Une manifestation marquée par des violences samedi dans le nord de l’Italie a provoqué un million d’euros de dégâts sur le chantier de la ligne ferroviaire Lyon-Turin. « Une première estimation des dégâts pour le seul chantier de Chiomonte (Chaumont, en français) s’élève à environ un million d’euros », a indiqué ce lundi la société publique franco-italienne Telt, sans préciser le retard entraîné par ces dégâts.

Plusieurs milliers de manifestants s’étaient réunis samedi dans le Val de Suse (Piémont), près de la frontière française, pour protester contre le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin, qui suscite une opposition depuis son lancement il y a plus de 30 ans. Selon les autorités italiennes, plusieurs centaines de ces manifestants s’en sont pris aux policiers et carabiniers déployés pour protéger le chantier ferroviaire.

Des « black blocs » venus de France

Des images de médias italiens ont montré des manifestants vêtus de noir et aux visages masqués lancer des projectiles et engins incendiaires en direction des forces de l’ordre, dont plus de 120 ont été blessés selon leurs syndicats respectifs. Selon plusieurs médias locaux, une large part des manifestants s’étant heurtés aux forces l’ordre étaient des « black blocs » originaires de France.

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Contactées à ce sujet, les autorités italiennes n’ont pas donné plus de détails. Le ministre italien de l’Intérieur avait toutefois annoncé samedi le refoulement de trois Français se rendant vers les lieux du rassemblement, dans le véhicule desquels ont été découverts des masques, des mortiers d’artifice et une meuleuse. « Les délais nécessaires à l’évacuation des décombres ainsi qu’à la remise en état des espaces de travail et des services en galerie restent encore à évaluer », a indiqué de son côté la société Telt, précisant qu’une dizaine d’ouvriers présents sur le site samedi « ont été immédiatement évacués et mis en sécurité ».

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