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  • Elle voulait rappeler les bonnes manières aux collègues : virée pour usage «continu et ...

Elle en mettait partout. Cette employée d'une société bancaire de Milan a fini par être licenciée... puis réintégrée. Bonjour l'ambiance.

Le Progrès - Aujourd'hui à 12:15 - Temps de lecture :

Photo d'illustration

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C'est ce qu'on appelle une belle ambiance au bureau. Nous sommes à Milan, dans l'open space d'une boîte spécialisée dans la finance, et les post-it fleurissent partout, sur les chaises et les écrans, les murs et les fenêtres. Pourquoi ? Parce que, comme le raconte le Corriere della Sera, une salariée d'une quarantaine d'années, excédée par le manque d'éducation et de respect de ses collègues, a décidé de faire un rappel massif et envahissant des bonnes manières. Un peu comme quand on scotche une feuille A4 « Merci de laisser les lieux tels que vous auriez aimé les trouver en entrant » sur la porte des toilettes. Mais puissance 1000. 

Par un ironique retour des choses, les collègues ont trouvé que c'était elle qui manquait de savoir-vivre. Plutôt que de lui offrir un livre de Nadine de Rothschild, ils ont dénoncé ses agissements, jusqu'à provoquer une procédure disciplinaire se soldant par un licenciement pour faute grave.

« Comportement agressif, vulgaire et conflictuel »

L'usage « continu et compulsif de post-it » a été pointé noir sur blanc, tout comme son comportement « susceptible de nuire au climat interne et d'avoir un impact négatif sur l'organisation, l'environnement de travail et la qualité du travail [...] Vous avez pour habitude d’adopter un comportement agressif, vulgaire et conflictuel envers vos collègues, en violation flagrante des principes et des règles», conclut la direction. 

Mais la dame aux post-it a contesté. Bien lui en a pris, la justice a ordonné sa réintégration, avec 33 000 euros de dédommagement. De quoi acheter quelques fournitures de bureau, si l'envie lui prend de faire passer des messages à son retour. 

Histoires de licenciement

Il y avait d'autres moyens plus sûrs pour être viré tout en éveillant l'intérêt de la presse.

Dans cet article, nous relations comment un employé d'un magasin de bricolage des Hauts-de-Seine a été remercié après avoir versé de la MDMA dans le café d'un collaborateur.

Au pays de Galles, un peintre en bâtiment a repeint la mauvaise maison... pour la huitième fois en trois ans. Verdict : limogé... et allègrement moqué.

En Espagne, une gouvernante d'hôtel avait perdu son emploi à cause du vol de six rouleaux de papier toilette : son chien avait vomi dans sa voiture... Dans le même pays, une salariée avait pour habitude d'arriver une heure à l'avance : perturbation de l'organisation du travail, a décrété la direction pour s'en séparer.

Retour en Italie, dans une usine Ferrero, où une banale démonstration de taekwondo a mal tourné : blessure involontaire, licenciement pour faute grave.

Et pour boucler la boucle, en Italie encore et dans le secteur bancaire à nouveau : ce salarié qui avait envoyé une vidéo érotique maquillée en fichier professionnel à une collègue a été viré et condamné. Pire : la vidéo en question montrait une autre collègue, nue. 

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