Les Gardiens de la révolution ont annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz, par où transite 20% du pétrole mondial. À Washington, l’offensive contre l’Iran divise profondément la classe politique et fragilise Donald Trump.
Au-delà du champ militaire, la crise prend une dimension économique majeure. Les Gardiens de la révolution ont annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole. Une décision susceptible de provoquer une flambée des prix de l’énergie et des tensions sur les marchés.
Aux États-Unis, l’offensive ordonnée par Donald Trump suscite des réactions contrastées. Ses partisans saluent une opération qu’ils jugent nécessaire pour affaiblir, voire renverser, le régime des mollahs.
Plusieurs élus regrettent qu’aucun vote du Congrès n’ait autorisé l’intervention
Mais une partie importante de la classe politique, démocrate comme républicaine, dénonce un acte de guerre susceptible d’entraîner le pays dans un conflit prolongé au Moyen-Orient. Plusieurs élus regrettent qu’aucun vote du Congrès n’ait autorisé l’intervention.
Ils souhaitent désormais adopter une résolution imposant au président de consulter les parlementaires pour toute action militaire contre l’Iran. La presse américaine s’interroge également sur la légalité et la constitutionnalité de l’attaque.
Dans l’opinion, une majorité d’Américains se montre réticente à l’idée d’un nouvel engagement militaire. Réélu en 2024 sur le slogan "America First", Donald Trump pourrait voir sa position fragilisée à l’approche des élections de mi-mandat. Une guerre prolongée pèserait lourdement sur le climat politique intérieur.


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