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Moqtada al-Sadr réclame des indemnisations des États-Unis pour les dommages causés en Irak depuis l'invasion de 2003. Cette demande survient au moment où les dernières forces américaines quittent leurs bases, conformément à l'accord conclu avec Bagdad.
Le départ des derniers soldats américains d’Irak rouvre déjà le dossier du coût de plus de vingt ans de présence militaire. Moqtada al-Sadr, influent dirigeant chiite, a réclamé mercredi 30 septembre que les États-Unis indemnisent les Irakiens pour les dommages causés depuis l’invasion de 2003. Il a appelé les personnes concernées à déposer des recours en justice.
Cette demande apparaît au moment où Washington vient d’achever son retrait des dernières bases du pays. Les forces américaines ont quitté la base d’Erbil, mettant fin en Irak à Operation Inherent Resolve, lancée en 2014 contre Daesh. La coopération militaire ne disparaît toutefois pas : Washington et Bagdad doivent désormais passer à une relation bilatérale, notamment dans la formation et l’assistance sécuritaire.
Des cicatrices douloureuses
Pour al-Sadr, cette date clôt une histoire beaucoup plus ancienne. Les États-Unis avaient envahi l’Irak en mars 2003 pour renverser Saddam Hussein. Après un premier retrait en 2011, leurs troupes étaient revenues trois ans plus tard, à la demande de Bagdad, face à l’expansion de Daesh. Au plus fort de la guerre, en 2007, plus de 170 000 militaires américains étaient déployés dans le pays.
Le dirigeant chiite présente donc le 30 septembre comme la fin de « l’occupation » et proclame « l’indépendance de l’Irak ». Son mouvement a lui-même combattu les forces américaines après 2003. Dans un geste symbolique, al-Sadr a annoncé simultanément la dissolution du Promised Day Brigade, une formation armée liée au courant sadriste, et demandé que toutes les armes soient progressivement placées sous l’autorité de l’État.
Sa demande d’indemnisation reste à ce stade une revendication politique : aucune procédure générale de réparation n’a été annoncée par Washington ou Bagdad. Elle montre néanmoins que le retrait militaire ne referme pas les profondes controverses laissées par l’intervention américaine de 2003.
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