Portés par Tom Cruise, Top Gun et Top Gun : Maverick ressortent au cinéma ce mercredi pour une semaine. Le film de 1986, qui fête ses 40 ans, fait même l’ouverture du Cinéma de la Plage, les séances en plein air du Festival de Cannes. À cette occasion, rencontre avec le producteur de ces films, l’emblématique Jerry Bruckheimer.

Propos recueillis par Thibault Liessi - Aujourd'hui à 18:00 - Temps de lecture :

Le producteur Jerry Bruckheimer nous parle de Top Gun à l'occasion de la ressortie du film en salles. Photos Sipa Le producteur Jerry Bruckheimer nous parle de Top Gun à l'occasion de la ressortie du film en salles. Photos Sipa
Top Gun de Tony Scott fête ses 40 ans avec une ressortie du film de 1986 au cinéma, accompagné de Top Gun : Maverick, de Joseph Kosinski, sorti en 2022. Est-ce que vous attendiez à une telle longévité pour ce film ?

Jerry Bruckheimer : « C’est une bonne surprise. J’ai produit Top Gun comme tous mes autres films, en essayant qu’ils soient les meilleurs possibles. Mais tous ne connaissent pas de suite après plus de trois décennies. Ce qui a permis à Top Gun de revenir, c’est le public. Et avec le succès de Maverick, l’audience était de nouveau au rendez-vous. »

Vous êtes le producteur emblématique du genre des blockbusters (Bad Boys, Pirates des Caraïbes ou plus récemment F1), et Top Gun en est l’exemple-type. Qu’est-ce qui définit un bon blockbuster ?

« C’est la sensation d’aller au-delà de ce qui est attendu. Pour cela, il faut des bases solides : une histoire prenante, des personnages intéressants, des situations inattendues, des moments de grandeur… C’est cela qui fait un bon blockbuster, et pour moi, la recette n’a pas changé depuis le premier Top Gun. Mon travail consiste principalement à trouver les bonnes personnes à chaque poste. »

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En parlant de bonnes personnes, Top Gun est lié à l’acteur incarnant Maverick, Tom Cruise, qui est le champion des blockbusters. Selon vous, pourquoi s’est-il imposé dans ce genre ?

« Il est un exemple à suivre. Bien sûr, vous avez d’autres excellents acteurs dans le domaine de l’action. Mais Tom est un cas vraiment unique : il est impliqué dans chaque étape de la fabrication d’un film, il vérifie chaque détail et il se jette à corps perdu dans chaque scène. Son dévouement est réel, et surtout, on le ressent quand on est spectateur. »

« Le personnage de Maverick a encore des choses à dire »

Ces films sont intrinsèquement américains. Est-ce que vous pensez qu’il y a encore un intérêt de la part du public international ?

« En ce qui concerne les blockbusters, je pense que tant que les fondamentaux sont respectés, ils peuvent venir de n’importe où, d’Amérique comme d’ailleurs. En ce qui concerne Top Gun, aussi surprenant que cela puisse paraître, le deuxième volet a davantage fonctionné à l’international qu’aux États-Unis… »

En avril, le troisième volet de Top Gun a été annoncé. Il y a encore des choses à raconter autour de cette saga ?

« Bien sûr : il faut revenir aux bases des blockbusters, et pour chacune d’entre elles, proposer quelque chose qui justifie de tourner une suite. C’est évidemment trop tôt pour en dévoiler le contenu, mais Ehren Kruger, qui a scénarisé Top Gun : Maverick, revient à l’écriture. Nous sommes convaincus que le personnage de Maverick a encore des choses à dire. »

La nouvelle sortie de Top Gun dans les salles obscures fait aussi l’ouverture du Cinéma de la Plage au Festival de Cannes. Comment ressentez-vous cette sélection ?

« Même si je ne suis pas sur place, je me sens privilégié. On a mis un point d’honneur à restaurer l’image du film et à l’adapter pour les projections en IMAX pour que l’expérience du passé soit au niveau techniquement d’aujourd’hui. J’espère que le public appréciera, que ce soit à Cannes ou ailleurs. »

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