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Interview. « C’était un suicide social » : un éducateur revient sur les émeutes de 2005 à Clichy-sous-Bois

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Mohamed Mechmache. Photo DR

Mohamed Mechmache. Photo DR

En 2005, Mohamed Mechmache était éducateur de rue à l’ancienne communauté d’agglomération de Clichy-Montfermeil (Seine-Saint-Denis), lorsque les quartiers se sont embrasés à la suite des décès de Zyed et Bouna. Il est cofondateur de l’association Aclefeu, mouvement citoyen de défense des droits communs fondé au lendemain des émeutes, et coordinateur national de "Pas sans nous", une association engagée pour les quartiers populaires. Vingt ans après, il revient sur ce qui a changé, ou pas, dans les banlieues.

Quels souvenirs gardez-vous de ces émeutes de 2005 ?

« Tous les soirs, je tenais mon rôle d’éducateur en faisant de la médiation auprès des jeunes. J’ai eu droit à des insultes de la part de certains policiers – pas tous – mais je me suis aussi pris des coups de flash-ball. C’était une période très difficile et émouvante. J’ai été particulièrement attristé parce que je connaissais Zyed et Bouna, qui ont perdu la vie. Ils étaient pleins de joie de vivre, de bonheur et ne demandaient qu’à vivre leur vie tranquillement. N’oublions pas qu’il y a une troisième victime dans cette histoire, Muhittin, rescapé, qui reste traumatisé par les événements ».

« La promesse républicaine n’était pas tenue »

Avez-vous été étonné de cet embrasement ?

« J’ai rencontré de nombreux gamins dans mon travail qui, à défaut d’avoir les mots pour exprimer leur mal-être, tentent de se suicider pour montrer qu’ils vont mal. Pour moi, 2005 a été un suicide social de la part des quartiers. C’était un appel à l’aide car une colère s’est exprimée, un ras-le-bol du manque de considération publique dans ces quartiers. C’est aussi pour ça que je préfère parler de révolte sociale plutôt que d’émeutes. On était stigmatisés, il y avait un taux de chômage énorme, la promesse républicaine n’était pas tenue, avec des gamins qui, même quand ils avaient un Bac + 5, ne trouvaient pas de travail parce qu’ils vivaient au mauvais endroit, qu’ils n’avaient pas le bon nom de famille… Et qui finissaient par prendre un travail de caissier au supermarché.

On vit dans des territoires où les bailleurs ne respectent pas les locataires non plus. À Clichy, je me souviens qu’on s’est retrouvés avec des pannes d’ascenseurs qui ont duré des années. Ça a été un enfer pour les gens. On a dû appeler des porteurs en aide, s’organiser pour créer des poulies pour monter des courses… C’est le sentiment d’être livré à soi-même ».

Qu’est-ce qui a changé à Clichy-Montfermeil aujourd’hui ?

« Il y a eu un désenclavement du territoire grâce à l’arrivée du tramway qui change la vie des habitants. Mais on a dû se battre très largement pour que les maires de droite acceptent. On a aussi réussi à avoir une antenne de France Travail alors qu’avant, l’agence était dans la ville d’à côté et qu’il fallait prendre deux bus pour y aller, ce qui n’avait pas de sens au vu des besoins. Globalement, il y a eu une rénovation urbaine qui est très positive. Mais elle n’a pas réglé le problème social et humain. Le chômage est toujours là, comme la discrimination et les services publics qui ne sont pas à la hauteur ».

« Les habitants ont le sentiment qu’on ne les respecte pas »

Est-ce que les politiques publiques ont bien répondu ces dernières années ?

« Des choses intéressantes ont été faites. Je pense par exemple au dédoublement des classes. Ça a changé beaucoup de choses pour nous parce qu’on pouvait accueillir jusqu’à 30, voire 40 élèves dans une salle, c’est pas possible. On demande que ce dispositif soit étendu à tous les niveaux, pas seulement au CP. Il y a aussi la création des cités éducatives, qui permettent à tous les acteurs et actrices qui travaillent autour d’un gamin de se réunir pour avoir une vision globale de sa situation et mieux l’orienter. Parce que, peut-être qu’il est en décrochage scolaire, mais qu’il excelle dans un sport. Mais souvent, les choses sont faites sans nous et cela pose problème sur le fléchage de certaines aides ».

Jean-Louis Borloo a rendu un rapport sur la banlieue en 2018 qui a finalement été balayé d’un revers de main par Emmanuel Macron. Avez-vous été déçu ?

« Je crois que Jean-Louis Borloo lui-même n’a pas apprécié l’accueil qui a été fait à son rapport. Je trouve qu’il y avait des choses vraiment intéressantes. Mais j’ai moi-même rendu un rapport en 2013 dont aucune des propositions n’a été prise en compte. Les habitants souffrent, ils lâchent prise parce qu’ils ont le sentiment qu’on ne les respecte pas. Avec l’association Aclefeu, nous avions organisé un tour de France pour recueillir les doléances des quartiers et nous avions demandé à être reçus par le président de l’Assemblée nationale de l’époque, Jean-Louis Debré, qui nous avait répondu qu’on pouvait déposer le rapport au gardien de l’Assemblée… Quel mépris. On a publié cette lettre et cela nous a permis d’être reçus par les présidents des groupes, mais ce n’était pas ce qu’on voulait ».

La drogue est-elle un nouveau problème dans les quartiers ?

« J’ai vu la drogue arriver dans les quartiers à partir de 1983, lorsque je vivais dans la cité des Bosquets de Montfermeil. Je me souviens que nous avions réussi à la faire sortir, mais ce n’est plus possible aujourd’hui, car il n’y a plus de structures en place tout le temps pour repérer l’arrivée des points de deal et les arrêter avant qu’ils ne commencent. Je vois désormais des dealers qui offrent de meilleures rémunérations aux gamins, qui leur offrent des piscines gonflables quand ils ne partent pas en vacances ou des kits de fournitures scolaires juste avant la rentrée. Ils savent où la République a failli et ils s’engouffrent dedans, avec les conséquences que l’on connaît ».

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