Évadé de la prison de Villepinte début mars, Ilyas Kherbouch, alias "Ganito", a été interpellé vendredi soir en compagnie d'une femme. Il sera présenté samedi à un juge des libertés et de la détention à Perpignan avant son transfert vers Paris, a indiqué le parquet de la capitale.
L'évadé Ilyas Kherbouch, alias "Ganito", dont la cavale a pris fin vendredi soir, sera présenté samedi à un juge des libertés et de la détention à Perpignan avant son transfert vers Paris, a indiqué le parquet de Paris.
Interpellé à Canet-en-Roussillon
L'homme, qui s'était évadé le 7 mars de la prison de Villepinte en Seine-Saint-Denis à l'aide de faux policiers, a été interpellé par les effectifs de la BRI des Pyrénées-Orientales et de l'Hérault sur mandat d'arrêt décerné par la cour d'appel de Paris.
"Ilyas Kherbouch a été interpellé en compagnie d'une femme le 20 mars 2026, à 20h55, sur la commune de Canet-en-Roussillon", a rapporté à la mi-journée samedi la procureure de Paris Laure Beccuau dans un communiqué. "La révélation immédiate de ces interpellations a mis en difficulté la conduite des opérations à diligenter en urgence afin de recueillir des éléments de preuve", a-t-elle déploré.
En rétention judiciaire avec une femme
Un mandat d'arrêt à l'encontre d'Ilyas Kherbouch a été délivré lors d'une audience le 12 mars. L'intéressé devait assister au délibéré d'un procès en appel, où il a été condamné pour un énième home-jacking, mais il s'est évadé cinq jours plus tôt de la maison d'arrêt où il était incarcéré... Il était donc absent dans le box.
Depuis leur interpellation vendredi, l'évadé et la femme arrêtée avec lui sont en rétention judiciaire. Comme il a été arrêté à plus de 200 km du ressort de la cour d'appel de Paris, la loi prévoit qu'il comparaisse devant un juge des libertés et de la détention de Perpignan, avant son transfert en région parisienne.
"Ganito" était, jusqu'à maintenant, connu de la justice pour de multiples faits de vols aggravés, emprisonné pour purger quatre peines et placé en détention provisoire comme suspect dans deux autres affaires.
Des dossiers au retentissement médiatique. Il a été mis en examen en novembre 2025, soupçonné d'avoir commandité le cambriolage violent au domicile du gardien du PSG Gianluigi Donnarumma, explique une source proche du dossier. Il est aussi accusé d'avoir menacé une petite main mise en cause dans ce dossier, qui s'est suicidée en prison, d'après deux autres sources proches du dossier.
Une évasion spectaculaire
Pourtant, pour son évasion, nulle violence. Trois personnes se sont présentées à la maison d'arrêt de Villepinte le 7 mars, en plein après-midi. Deux se sont fait passer pour des policiers, avait relaté le parquet de Paris, venus chercher un détenu pour l'extraire en garde à vue.
Le détenu est donc sorti de prison sans heurt. Le personnel pénitentiaire s'est inquiété de son absence seulement 48 heures après, la durée maximale d'une garde à vue.
Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée de Paris, dans laquelle deux hommes parmi lesquels un mineur ont été mis en examen le 11 mars. Les investigations sur cette évasion creusent notamment des soupçons de corruption.


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