NudeLeaksTeens a été fermé et ses administrateurs présumés interpellés mardi dans le nord de la France. La plateforme commercialisait en ligne des contenus intimes volés à plus de 17 000 femmes dans le monde.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 16:07 | mis à jour aujourd'hui à 16:20 - Temps de lecture :

Photo d'illustration Sipa/Christine Biau Photo d'illustration Sipa/Christine Biau

Une opération judiciaire franco-américaine a conduit à la fermeture de la plateforme NudeLeaksTeens qui proposait la vente en ligne de contenus intimes volés à plus de 17 000 femmes, dont des mineures, dans le monde, a annoncé mercredi le parquet de Paris.

Deux frères âgés de 21 et 25 ans, soupçonnés d'en être « les administrateurs présumés », ont été interpellés mardi dans le nord de la France.

Sur trois sites internet différents, « la plateforme proposait à la vente des packs de contenus intimes volés, provenant de diverses sources » : piratage informatique de comptes de réseaux sociaux, « grooming » (piège tendu en ligne par un adulte à un mineur), « revenge porn » (diffusion non consentie d'images intimes par vengeance).
Les femmes sont pour certaines mineures et de toutes nationalités.

« Les utilisateurs du site étaient incités, contre récompense en monnaie virtuelle, à fournir des informations d’identification de chaque victime, recensée individuellement sous leur vrai nom, indexée par âge, lieu de résidence, métier et niveau de +beauté+ noté sur 10 », a précisé le parquet de Paris.

700 000 euros de monnaie virtuelle

NudeLeaksTeens signifie « fuite d'images intimes d'adolescentes » en anglais.
Chez les deux frères interpellés, les enquêteurs français ont saisi pour quelque 700.000 euros de monnaie virtuelle dont des Bitcoin, Litecoin, USDT et Ethereum, a précisé le parquet de Paris.

« Les personnes victimes de la diffusion non-consentie de contenus intimes sur la plateforme NudeLeaksTeens, françaises ou étrangères, sont invitées à contacter l’Unité nationale cyber, à l’adresse [email protected] », a indiqué la procureure de Paris.

En France, l'enquête est dirigée par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris et confiée à l'unité cyber de la gendarmerie nationale.
Elle porte notamment les infractions suivantes : détention et diffusion en bande organisée de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique, blanchiment, fourniture d'une plateforme en ligne à des fins illicites ou atteinte à la vie privée.

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