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Institut Siantou, un nom qui ne rassure plus grand monde devant les bureaux du Minesup ces derniers jours. Des dizaines d’étudiants, diplôme en poche, se retrouvent coincés dès qu’ils tentent de continuer leurs études ailleurs. Le papier qu’on leur a remis comme preuve de réussite ne semble valoir que dans l’enceinte de l’établissement. Franchement, de quoi inquiéter n’importe quel parent qui a payé des années de scolarité là-bas.
Le malaise autour des attestations délivrées
Le scénario revient trop souvent chez les anciens de l’Institut Siantou. On termine le cursus, on reçoit un document signé, et on pense l’affaire classée. Sauf qu’au moment de s’inscrire dans une autre université ou de faire valoir son diplôme auprès d’un employeur, la porte se ferme.
C’est ce qui pousse ces étudiants, une vingtaine selon les témoignages recueillis sur place, à se présenter au Ministère de l’Enseignement Supérieur. Ils réclament les actes d’habilitation, ces documents qui prouvent qu’une filière est reconnue et que les diplômes ont une valeur légale.
Sans ça, un parchemin reste un bout de papier.
Le Minesup confirme que l’Institut Siantou existe bel et bien comme établissement privé agréé. Il est même placé sous tutelle académique de l’Université de Douala pour certaines formations. Mais le ministère ne garantit pas, à ce stade, que toutes les filières proposées bénéficient de cette habilitation. Et c’est précisément là que le bât blesse.
Une confiance qui ne suit plus, et des étudiants à qui on dit d’être vigilants
On imagine la réaction d’un confrère qui suit ce dossier depuis la rédaction : « Encore un établissement qui recrute large et habilite moins, ça devient une habitude. » Le gouvernement lui-même semble réserver sa confiance à l’Institut Siantou, en validant son existence sans couvrir l’ensemble de ses filières. Ça pose question sur ce qui se joue vraiment entre la signature d’un diplôme et sa reconnaissance réelle.
Pour les étudiants, l’enjeu est concret. Un diplôme non habilité, c’est une année perdue, un concours raté, un employeur qui referme le dossier sans explication. On ne sait pas encore combien de filières sont réellement concernées, ni depuis quand la situation dure vraiment.
Les étudiants exigent la publication des conventions de tutelle, filière par filière. C’est la seule façon de savoir ce qui est reconnu et ce qui ne l’est pas. En attendant cette clarification, mieux vaut pour tout futur candidat vérifier l’habilitation exacte de sa filière avant de s’inscrire, à l’Institut Siantou ou ailleurs.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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