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« Excès de vitesse », « dépassements sur lignes pleines » et « non-respect de la priorité accordée aux piétons » : ce sont les principaux comportements dénoncés dans une pétition signée par presque 300 personnes habitant sur la rue Saint-Georges, à Lévis.
D’abord rapportée dans Le Soleil, l’initiative lancée le 23 juillet par Simon Gagnon, un résident de la rue Saint-Georges, a rapidement pris de l’ampleur.
Si ce dernier ne s’attendait qu’à une cinquantaine de signatures, son porte-à-porte lui a vite fait comprendre qu’il était loin d’être le seul à considérer la situation comme problématique. Les gens me disaient souvent qu’ils avaient fait beaucoup de plaintes. Ils appellent à la Ville souvent et il n'y a rien qui change. C’est extrêmement frustrant pour tout le monde, déplore-t-il.
Les gens sont vraiment fâchés. Ils veulent des solutions durables.
Le tronçon d’un kilomètre visé par le document se trouve en zone scolaire, près des écoles Desjardins et de l’Auberivière.
L’ajout de dos-d’âne, l’installation d’un panneau affichant la vitesse des voitures en temps réel et l’abaissement de la vitesse à 40 km/h sont les mesures que la Ville devrait privilégier, selon M. Gagnon.
Après un échange avec son conseiller, Jean Demers, il se dit découragé de la réponse de l’administration Blaney. Je sens qu'ils [la Ville] n'ont pas les mêmes objectifs, peut-être que les citoyens, laisse-t-il tomber, craignant que sa démarche ne mène nulle part.
Vers l’uniformisation de la vitesse en zone résidentielle?
La Ville de Lévis se penche maintenant sur la possibilité d’uniformiser les limites de vitesse dans les zones résidentielles.
Interpellé sur la situation en conférence de presse jeudi dernier, le maire Steven Blaney a dit vouloir simplifier la vie pour le conducteur, à savoir que quand on est dans une artère secondaire à Lévis, ben il y a une vitesse qui s’applique.

Le maire Blaney n'a pas voulu s'avancer sur un kilométrage précis auquel seraient tenus les automobilistes en zones résidentielles. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alexandre Bellemare
L’idée avait déjà été portée par le parti d’opposition Repensons Lévis lors de la précédente campagne électorale, mais avait été balayée par la formation du maire.
C'est quelque chose qui est réclamé depuis longtemps par la population, donc mieux vaut maintenant que jamais, lance la conseillère de Repensons Lévis Isabelle Lefebvre, qui est aussi l'actuelle cheffe par intérim du parti. Elle souhaite que l’administration Blaney mette les bouchées doubles dans le dossier.
La Commission de la planification intégrée du territoire de Lévis travaille aussi depuis 2024 à identifier les routes jugées à risques et prévoit déposer son analyse dans les deux prochaines années. Un délai avec lequel le maire se dit à l’aise.
Mieux vaut prendre le temps de bien faire les choses que de bâcler le travail, puis d’avoir plein de problèmes ensuite.
La réalité décriée sur la rue Saint-Georges serait quant à elle directement liée aux travaux sur le boulevard Guillaume-Couture et l’autoroute 20, qui poussent les automobilistes à déborder sur des rues secondaires, estime M. Blaney.
La proposition du maire demeure malgré tout insuffisante pour Simon Gagnon. Il n’y a rien de concret. Ça me donne l’impression qu’il faut attendre qu’il y ait un accident, malheureusement, avant que les choses changent.
Avec les informations de Charlotte Marschall


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