Les secouristes cherchent à atteindre les zones touchées dans le corridor de la Trishuli, à la frontière entre le Népal et le Tibet, où les dégâts compliquent les livraisons de vivres et d’eau. Le dernier bilan est de plus de 630 morts et 3 000 disparus, dont quatre Français.

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Une liste des personnes secourues dans les zones touchées par les crues soudaines, à Trishuli, dans le district de Nuwakot (Népal), le 28 août 2026. - NAVESH CHITRAKAR/REUTERS Une liste des personnes secourues dans les zones touchées par les crues soudaines, à Trishuli, dans le district de Nuwakot (Népal), le 28 août 2026. NAVESH CHITRAKAR/REUTERS

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Merci d’avoir suivi ce direct consacré aux inondations meurtrières au Népal et au Tibet. Retrouvez nos articles pour approfondir les causes de la catastrophe, le bilan et les opérations de secours en cliquant sur ce lien.

Opération en cours pour extraire une centaine d’ouvriers du barrage Trishuli-3

Depuis vendredi soir, quelque 80 militaires et policiers sont à pied d’œuvre pour percer un passage jusqu’à ce tunnel du chantier de construction du barrage Trishuli-3 et accéder aux victimes, selon les services du premier ministre népalais.

« Le travail de dégagement du tunnel s’est intensifié samedi matin », ont-ils ajouté, « mais leurs efforts sont contrariés par les conditions météo défavorables ».

Une équipe de sauveteurs spécialisés indiens est par ailleurs arrivée pour prêter assistance à leurs collègues népalais. Elle doit notamment, selon Katmandou, procéder à une cartographie aérienne des lieux.

Selon le gouvernement népalais, 350 personnes ont déjà été évacuées de ce secteur situé à la frontière de la Chine.

« Il y avait au moins 400 ouvriers » mercredi sur le chantier, a confié à l’Agence France-Presse l’un des ouvriers évacués du site par hélicoptère, Dev Shrestha. « Il y a probablement plus de morts que de personnes évacuées », a-t-il estimé.

Des centaines d’ouvriers pris au piège dans des tunnels après les inondations, rapporte le « Kathmandu Post »

Trois jours après les inondations qui ont frappé le corridor de la Trishuli, au Népal, des centaines d’ouvriers de centrales hydroélectriques sont toujours portés disparus, certains étant probablement piégés dans des tunnels et des centrales souterraines, raconte samedi le Kathmandu Post.

Le ministère de l’énergie népalais estime qu’il y a plus de 1 000 employés travaillant dans les centrales de la zone sinistrée actuellement « hors de contact ». Les secours restent confrontés à d’importantes difficultés d’accès : routes et ponts ont été emportés, tandis que plusieurs entrées de tunnels sont ensevelies sous la boue et les débris. « A cause des inondations, nous ne pouvons même pas déterminer où se trouvent certaines centrales et certains tunnels », a déclaré Dirgahyu Kumar Shrestha, directeur général par intérim de la Nepal Electricity Authority (NEA).

A la centrale de Chilime, on est toujours sans nouvelles de huit personnes, dont des employés, six d’entre elles étant supposées se trouver à l’intérieur d’un tunnel. « Nous n’avons pas pu mener de sauvetage. Le tunnel est rempli de boue et il est impossible d’y entrer », a déclaré le directeur exécutif de la centrale, Baburaj Maharjan. « Nous travaillons à mobiliser une équipe spécialisée dans les opérations de sauvetage par escalade. »

La situation est également très préoccupante à la centrale de Rasuwagadhi, où 49 employés sont portés disparus. « Nous estimons que trois à six personnes pourraient se trouver à l’intérieur de la centrale souterraine, qui compte six ou sept étages », a expliqué Narayan Nath Neupane, responsable de l’information du site. « Nous espérons qu’elles sont en sécurité tant que les conduites d’oxygène ne sont pas obstruées. »

Des secouristes se dirigent vers le tunnel d’un projet hydroélectrique pour évacuer des personnes à Rasuwa (Népal), le 28 août 2026. Des secouristes se dirigent vers le tunnel d’un projet hydroélectrique pour évacuer des personnes à Rasuwa (Népal), le 28 août 2026.

L’armée népalaise a déjà secouru 254 personnes à la centrale d’Upper Trishuli-1 et 18 au projet hydroélectrique de Langtang Khola. Mais dans plusieurs autres sites, les opérations restent bloquées par l’absence d’accès terrestre. « Il n’y a aucun moyen de s’y rendre par la route », a déclaré Bijaya Mohan Bhattarai, promoteur de Langtang Hydropower. « Quarante-deux personnes sont toujours portées disparues. Le gouvernement doit faire de leur sauvetage une priorité. »

Les appels à l’aide se multiplient également sur les réseaux sociaux. Un employé de la NEA, Abhishekh Chauhan, a exhorté les autorités à accélérer les opérations à la centrale hydroélectrique Upper Trishuli-3A. « Trois jours se sont écoulés, et des [gens] sont toujours portées disparus », a-t-il écrit. « Avec plus de 35 personnes attendant d’être secourues à l’intérieur et à l’extérieur du tunnel, chaque seconde qui passe doit être inimaginablement douloureuse et terrifiante. »

Des images satellites montrent la centrale hydroélectrique de Rasuwagadhi, dans le district de Rasuwa (Népal), avant (19 avril 2024) et après (28 août 2026) les inondations. Des images satellites montrent la centrale hydroélectrique de Rasuwagadhi, dans le district de Rasuwa (Népal), avant (19 avril 2024) et après (28 août 2026) les inondations.

Le bilan matériel est lui aussi considérable. « Une perte inimaginable de vies humaines et de biens s’est produite », a déclaré Rajan Dhakal, porte-parole de la NEA. « Le projet hydroélectrique de Rasuwa a été complètement emporté. Le projet hydroélectrique de Chilime a également été enseveli. »

Onze centrales hydroélectriques et une solaire ont cessé de fonctionner au Népal

L’autorité responsable de l’électricité au Népal a fait savoir que 11 centrales hydroélectriques et une solaire, pour une capacité combinée de 431,1 mégawatts (MW), avaient cessé de fonctionner. Cela représente environ 10 % des capacités de génération électrique nationales, de même source.

De plus, 15 infrastructures énergétiques en construction, pour une capacité annoncée de 470 MW, ont été endommagées, et 900 employés du secteur hydroélectrique sont portés disparus.

Bonjour,

Du côté chinois, 2 141 secouristes sont désormais sur zone, ainsi que 86 experts chargés de surveiller les risques géologiques qui pourraient menacer les sauveteurs, qui progressent avec prudence, a précisé samedi Chine nouvelle. Selon l’agence d’Etat, un peu plus de 500 secouristes ont pu accéder, non sans d’importantes difficultés, au centre de la zone sinistrée, près du poste-frontière dévasté de Gyirong. En Chine, les secours sont compliqués par la pluie, la coupure des routes d’accès, le relief escarpé et le risque de débordement d’une retenue d’eau en surplomb.

Alors que la zone est inaccessible aux journalistes étrangers, la télévision publique CCTV a diffusé des images de pompiers casqués traversant un torrent à l’aide de bateaux pneumatiques noirs ou hélitreuillés un par un vers l’autre rive à l’aide d’un puissant drone. « La plus grande difficulté, c’est d’abord d’assurer la sécurité de nos militaires », a déclaré à CCTV Jiang Wanqiang, membre de la Police armée populaire, équivalente en Chine à la gendarmerie et déployée notamment lors des catastrophes naturelles.

Sur Le Monde aujourd’hui

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Bonjour,

La catastrophe survenue mercredi a eu lieu au nord du Népal, près de la frontière chinoise.

Bonjour,

Vendredi, les opérations de recherche avaient été perturbées aussi bien du côté népalais que chinois par des alertes liées à de possibles coulées. Ces alertes ont été levées par la suite.

Le point sur la situation, samedi 29 août en début de journée

  • Les inondations ont fait au moins 633 morts à ce stade – 626 au Népal, selon l’autorité chargée des situations d’urgence, et sept côté chinois –, sans compter sept corps repêchés très loin en aval, en Inde, dont la provenance n’a pas été confirmée.
  • Au Népal, le nombre de disparus a bondi, samedi, de 1 924 à 2 426, dont 933 employés de centrales hydroélectriques, pour toujours 517 étrangers sur le total. S’ajoutent 554 personnes qui manquent à l’appel en Chine, dont 260 étrangers.
  • Quatre Français sont portés disparus, a annoncé le Quai d’Orsay, confirmant un chiffre donné la veille par les autorités népalaises.
  • L’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS) a expliqué que cette catastrophe, survenue mercredi, avait été provoquée par l’effondrement d’un glacier, déclenchant une vaste coulée de débris glacés qui a tout ravagé sur son passage.
  • Selon la Croix-Rouge, jusqu’à 93 000 personnes pourraient avoir été affectées par cette catastrophe. Les secouristes redoublent d’efforts pour atteindre les zones touchées, où les dégâts compliquent les livraisons de vivres et d’eau.

Le Népal a besoin d’au moins 4 milliards de dollars après les crues dévastatrices

Le Népal a besoin de ​4 à ‌5 milliards de dollars (3,4 à 4,3 milliards d’euros) pour financer les efforts ⁠de reconstruction après les crues ⁠dévastatrices ‌survenues mercredi dans ​la région himalayenne entre le ‌Népal ‌et ⁠le Tibet ‌chinois, ‌a dit ​samedi à Reuters ‌le ministre des finances népalais, Swarnim Wagle.

« Il s’agit seulement d’une ​estimation. Les pertes et dégâts sont en train d’être évalués », ‌a-t-il ‌précisé.

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Le nombre de personnes disparues au Népal bondit à 2 426

Le nombre de disparus après la crue dévastatrice de mercredi a été porté à la hausse de 1 924 à 2 426 personnes, dont plus de 500 touristes étrangers, a annoncé, samedi, l’autorité népalaise chargée des situations d’urgence.

Au Tibet, 554 personnes – dont 260 étrangers – sont recherchées, ce qui porte le total à près de 3 000 personnes disparues dans la catastrophe.

Au Népal, le bilan passe à 616 morts

La police népalaise a annoncé un nouveau bilan de 616 morts. La Chine a pour sa part rapporté la mort de 7 personnes, portant le bilan provisoire de la catastrophe à 623 morts et près de 2 500 personnes toujours portées disparues.

Au Tibet, le travail des centaines de secouristes entravé par des conditions difficiles

Un total de 2 141 secouristes est désormais déployé au Tibet. Ils tentent de se frayer un chemin difficile vers le cœur de la zone dévastée par la coulée de boue, afin de retrouver certains des 554 disparus, selon des médias officiels chinois. Le bilan humain côté chinois, très provisoire, est de sept morts. L’agence Chine nouvelle n’a pas précisé le nombre de victimes étrangères, mais avait fait état précédemment de 260 étrangers disparus.

La police paramilitaire chinoise mène, le 28 août 2026, des opérations de recherche et de sauvetage sur un versant situé à 2 kilomètres du port de Gyirong, endommagé deux jours plus tôt par une coulée de boue. La police paramilitaire chinoise mène, le 28 août 2026, des opérations de recherche et de sauvetage sur un versant situé à 2 kilomètres du port de Gyirong, endommagé deux jours plus tôt par une coulée de boue.

D’après l’agence, un peu plus de 500 secouristes ont pu accéder, non sans d’importantes difficultés, au centre de la zone sinistrée, près du poste-frontière dévasté de Gyirong. En outre, 86 experts sont chargés de surveiller les risques géologiques qui pourraient menacer les sauveteurs.

Les secours sont compliqués par la pluie, la coupure des routes d’accès, le relief escarpé et le risque de débordement d’une retenue d’eau en surplomb. Pompiers, militaires et civils doivent ainsi s’aventurer sur des chemins de montagne périlleux.

La télévision publique CCTV a diffusé des images de pompiers casqués traversant un torrent à l’aide de bateaux pneumatiques noirs ou hélitreuillés un par un vers l’autre rive à l’aide d’un puissant drone. La chaîne a aussi montré des pelleteuses et des bulldozers tentant de rouvrir des voies d’accès, ainsi que des secouristes aux côtés de groupes électrogènes et d’antennes de télécommunication provisoires, en train d’établir une stratégie de progression.

« La plus grande difficulté, c’est d’abord d’assurer la sécurité de nos militaires », a déclaré à CCTV Jiang Wanqiang, membre de la Police armée du peuple, équivalente en Chine à la gendarmerie et déployée notamment lors des catastrophes naturelles. « Nous sommes confrontés au risque de rupture du lac de retenue, ainsi qu’aux éboulements et aux avalanches, qui pourraient provoquer un nouvel effondrement des pentes en amont », a-t-il souligné.

Les services météorologiques chinois prévoient des pluies faibles à modérées, voire des orages localisés, sur la majeure partie de la zone jusqu’à dimanche.

Des secouristes chinois portent un canot de sauvetage gonflable vers la zone touchée par une coulée de boue près du port de Gyirong, dans la région autonome du Tibet, le 28 août 2026. Des secouristes chinois portent un canot de sauvetage gonflable vers la zone touchée par une coulée de boue près du port de Gyirong, dans la région autonome du Tibet, le 28 août 2026.

Le bilan côté tibétain s’alourdit, passant à sept morts

Selon les bilans officiels, le nombre de morts de la crue destructrice a atteint 586 personnes : 579 au Népal et sept au Tibet, alors que les autorités chinoises faisaient état plus tôt de cinq morts côté tibétain. Les sept cadavres repêchés en Inde dans des rivières prenant leur source au Népal n’y sont pas inclus.

Un peu moins de 2 500 personnes, soit 1 924 au Népal – dont 517 étrangers –, et 554 en Chine – dont 260 étrangers –, sont toujours portées disparues.

Quel lien avec le changement climatique ? « Il est encore trop tôt »

Il convient d’être très prudent avant de relier cette catastrophe au changement climatique, préviennent plusieurs scientifiques interrogés par l’Agence-France Presse, même si certains experts font d’ores et déjà un lien.

« Il est encore trop tôt pour déterminer quel rôle [le réchauffement] a joué dans cet événement précis », estime aussi le Centre international pour le développement intégré des montagnes (Icimod), un centre intergouvernemental basé à Katmandou, dans un document publié sur son site Internet.

Une enquête scientifique approfondie, appelée « étude d’attribution », permettra de faire ou non le lien avec le phénomène.

Bilan humain qui s’est alourdi ; portés disparus Français ; aide internationale… Ce qu’il faut savoir en début de soirée

  • Au Tibet et au Népal, le nombre de morts a atteint 584 personnes. Près de 2 500 personnes – 1 924 au Népal et 558 en Chine – sont portées disparues. Parmi elles, un demi-millier de touristes et de pèlerins étrangers.
  • La police népalaise a émis une alerte face aux risques engendrés par la rupture d’une vaste retenue d’eau. Ce lac s’est formé au Tibet, à la suite de l’effondrement il y a deux jours, qui a fait déferler des torrents de boue sur les deux versants frontaliers de cette région montagneuse. L’alerte a été levée en début d’après-midi sans qu’aucune nouvelle inondation majeure n’ait été signalée.
  • Quatre Français sont portés disparus, a annoncé le Quai d’Orsay, confirmant un chiffre donné la veille par les autorités népalaises. Au total, 777 personnes de nationalités étrangères sont portées disparues au Tibet et au Népal.
  • Près de 93 000 personnes probablement affectées par la crue meurtrière au Népal et au Tibet, selon la Croix-Rouge qui estime que des milliers de maisons ont été détruites ou lourdement endommagées, tandis que des dizaines de routes, de ponts et d’autres infrastructures essentielles ont également été gravement affectées.
  • L’Union européenne va accorder au Népal 2 millions d’euros, une somme débloquée d’urgence qui permettra d’apporter « une aide vitale aux familles et aux communautés les plus durement touchées », a annoncé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les hôpitaux de Katmandou voient défiler un flux incessant de proches de personnes portées disparues après les crues monumentales qui ont fait au moins 584 morts, alors que près de 2 500 personnes restent portées disparues au Népal et au Tibet.

« J’étais certaine de mourir » : après les inondations au Népal et au Tibet, des survivants stupéfaits et des familles qui cherchent désespérément leurs proches

Par Carole Dieterich

Sur les coups de 9 heures du matin, mercredi 26 août, Nitoo Dangol aperçoit un monstre d’eau, de boue et de débris dévaler la montage à toute vitesse. « Je n’ai pensé à rien, j’étais certaine de mourir, raconte la jeune femme. Mais j’ai couru aussi vite que j’ai pu, j’en ai perdu mes tongs, mon téléphone. » Le tsunami des montagnes qui a déferlé sur le Népal à la frontière avec le Tibet a détruit le village de Timure en l’espace de quelques secondes mais a épargné Nitoo Dangol, qui doit son salut à peu de chose. Au moment de l’impact, elle se trouvait sur un talus, en hauteur du lit de la rivière Trishuli.

Le Canada annonce 3,1 millions d’euros d’aide au Népal

Lors d’un point presse, Randeep Sarai, secrétaire d’Etat au développement international, a déclaré que « le Canada [allait] fournir 5 millions de dollars [3,1 millions d’euros] d’aide humanitaire pour soutenir les efforts des secours d’urgence au Népal », lors d’un point presse.

Cette annonce survient quelques heures après qu’Ursula von der Leyen, présidente de l’Union européenne, annonce une aide d’urgence de 2 millions d’euros.

Le Quai d’Orsay confirme la disparition de quatre Français

Le ministère des affaires étrangères, par la voix de son porte-parole adjoint, communique que « quatre de [ses] ressortissants qui se trouvaient dans les zones touchées sont portés disparus », au lendemain de l’annonce, par le bureau du tourisme népalais, de la disparition de quatre Français. Mercredi, le Quai d’Orsay signalait la présence au Népal de 80 Français au moment de la catastrophe et la possibilité que d’autres Français soient présents dans les zones touchées.

« Nous avons passé plus de quarante-huit heures sur une colline avant que l’aide arrive enfin » : des rescapés racontent

Arjun Kumar Tamang, rapporte, à l’Agence France-Presse, des « dégâts énormes » sur un site hydroélectrique de la vallée de la Trishuli, où il se trouvait. « Je ne sais pas combien de personnes sont mortes, mais la force de l’eau a tout balayé », dit-il.

« J’étais à la centrale électrique. J’ai entendu un bruit fracassant. Il y a eu des infiltrations et on nous a dit de sortir », explique Ananay Sharma, ingénieur indien de 29 ans travaillant dans la région. « Quand je suis sorti, tout avait disparu, il ne restait plus que la rivière », ajoute-t-il. « Un camp d’habitations a été complètement emporté, un autre subsiste, là où nous nous sommes réfugiés. »

Gorakh Khatka, autre ingénieur qui se trouvait dans le quartier de Shanti Bazar, près de l’épicentre de la catastrophe, a couru pour sauver sa vie. « Nous n’avons eu que vingt secondes pour réagir avant que la boue et l’eau atteignent six mètres de haut dans la zone inondée », se souvient-il. « Nous avons fui pour sauver nos vies et avons passé plus de quarante-huit heures sur une colline avant que l’aide arrive enfin. »