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Ingrid von Wantoch Rekowski : “L’horreur n’empêche pas de danser”

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C'est l'une des premières forces d'Ingrid von Wantoch Rekowski d'entendre la musique en trois dimensions (au moins) et de la traduire par une "mise en corps". Des légendaires Aron I et II (Luciano Berio) ou In H Moll (Bach), au tout récent Is This The End (Fafchamps), chacune de ses créations porte une signature exclusive, et éblouissante. Au bout de deux ans de gestation, voici le Miserere, d'après Jan Dimas Zelenka (1679-1745).

Comment avez-vous rencontré ce "Miserere" assez confidentiel ?

Le chemin fut assez sinueux même s'il m'a semblé tout tracé : dans le film de Peter Greenaway The Cook, the Thief, his Wife and her Lover, dont la musique est signée Michel Nyman, un petit garçon chante un air poignant et fugitif, dont j'ai absolument voulu connaître l'origine. Au terme d'une foule d'investigations, notamment auprès de Nyman lui-même, j'ai découvert le titre, Miserere, le psaume auquel il correspond, et, finalement, le compositeur, Jan Dismas Zelenka. En écoutant la partition originale, j'ai éprouvé un tel choc que l'idée s'est tout de suite imposée de m'en inspirer pour un nouveau spectacle.

De quelques mesures de musique à un spectacle incluant le théâtre, le texte, la danse, les bruits du monde, comment le processus s'est-il développé ?

Le projet s'est nourri en collaboration étroite avec Sébastien Schmitz, aussi fort dans le classique que dans le contemporain, le rock pop, la radio, le sonore sous toutes ses formes, c'est lui qui signe la bande-son. Nous avons construit le spectacle autour d'une femme, que je voulais à la fois concrète et mystique, inspirée par l'actrice-chanteuse Candy Saulnier, avec laquelle je collabore depuis longtemps et qui a accompagné le projet depuis ses débuts.

Vous parlez d'une femme "concrète et mystique". Vous représentez cela comment ?

Il fallait d'abord sortir le Miserere de son contexte moral et religieux, lui conférer un caractère universel, et y introduire d'emblée la notion du pardon. Le personnage central sera donc une femme d'ouvrage, entourée d'un chœur de danseurs. Le travail de cette femme s'inscrit dans le réel – le nettoyage acharné du sol – et le symbolique ou le spirituel – déterrer les voix de l'horreur. Aux côtés de la femme, le chœur des danseurs représente la pulsion vitale.

Comment avez-vous représenté ce processus ?

Il s'agira d'abord de faire entendre non seulement la voix des morts mais celle des souffrants, de ceux et celles qui ne sont jamais entendus, qui ne s'inscrivent pas dans les récits officiels, telles Anna Akhmatova, à Wislawa Szymborska ou à Svetlana Alexievitch. Je leur donnerai la parole dans leur langue, et aussi dans une langue universelle que tout le monde comprendra.

Il fallait aussi donner la parole au personnage de Candy, cette "Sibylle contemporaine", et à sa prise de conscience que les voix continuent à s'élever après le grand nettoyage, quand tout semble "propre". C'est là qu'elle convoque le chœur des danseurs, partenaires et parfois détenteurs, comme dans les chœurs antiques, du destin des héros et de l'avènement de la catharsis.

Une catharsis, dans le monde très sombre que vous décrivez (et qui nous assaille aujourd'hui comme jamais), est-ce envisageable ?

Sans oblitérer l'horreur, le spectacle veut rester en lien avec la vie, avec la danse. On ne danse pas sur les morts, mais l'horreur n'empêche pas de danser. Cette danse est confiée au chorégraphe Serge Aimé Coulibaly – la vitalité et la puissance d'un océan !

Qu'avez-vous conservé de la partition originale ?

L'essentiel : sa structure harmonique, la puissance de la pulsation et le contenu du psaume, chanté par Candy, avec superposition des différentes voix.

Et le pardon ?

(sourire) Il appartiendra à la responsabilité du spectateur.

"Miserere", scénographie et lumière d'Arié Van Egmond et Costumes de Régine Becker. Compagnie Lucilia Caesar, en collaboration avec Charleroi Danse, au PBA de Charleroi les 29 et 30 janvier à 20h – Central de la Louvière, les 3 et 4 avril – Théâtre de Namur du 9 au 11 avril – KVS à Bruxelles, le 14 et 15 avril. Infos : www.pba.be

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