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Une infirmière camerounaise condamnée au Royaume-Uni à quatre ans de prison. Laurence Tchapong, âgée de 54 ans, a été reconnue coupable de négligence volontaire après avoir laissé sans surveillance une jeune patiente hospitalisée dans une unité psychiatrique du Wirral, en Angleterre. L’affaire choque surtout par les fausses mentions inscrites dans les documents de suivi. La caméra de l’établissement a raconté une autre histoire.
Laurence Tchapong devait contrôler la patiente toutes les cinq minutes
Les faits remontent au 30 juin 2022, à l’unité psychiatrique Brooklands, située à l’hôpital Clatterbridge. Laurence Tchapong devait surveiller Amy Barber, une jeune femme de 22 ans présentant de graves fragilités psychologiques et soumise à une observation individuelle.
Le protocole imposait un contrôle toutes les cinq minutes. Pourtant, les images de vidéosurveillance montrent que l’infirmière n’est pas entrée dans la chambre pendant environ 25 minutes. Amy Barber a été découverte inconsciente vers 20h40 par une autre infirmière, avant d’être transportée à l’hôpital Arrowe Park. Elle est morte quatre jours plus tard.
Le problème ne s’est pas limité à l’absence de surveillance. Laurence Tchapong a rempli plusieurs lignes de la fiche d’observation en indiquant qu’elle avait vérifié la patiente et l’avait trouvée éveillée. Au moins dix mentions ont été considérées comme fausses par l’accusation. Face aux enquêteurs, elle a aussi évoqué la pression du travail et le manque de personnel. Le jury n’a pas retenu cette explication.
Laurence Tchapong, arrivée du Cameroun et formée comme infirmière en santé mentale depuis 2004, a été reconnue coupable par un jury de Liverpool le 22 juillet 2026. Le 1er septembre 2026, le tribunal de Liverpool l’a condamnée à quatre ans d’emprisonnement.
Une affaire qui dépasse la seule erreur professionnelle
La justice britannique ne l’a pas condamnée pour meurtre. Elle a été reconnue coupable de négligence volontaire d’une patiente placée sous sa responsabilité. Cette nuance compte, même si la mort d’Amy Barber reste au centre du drame.
Selon la police du Merseyside, Laurence Tchapong avait laissé la jeune femme sans assistance pendant près d’une demi-heure, alors qu’une intervention rapide aurait pu permettre de lui prodiguer des soins. Le tribunal a aussi retenu l’idée d’un ressentiment nourri contre la patiente, qui l’avait déjà signalée après l’avoir photographiée en train de dormir.
Franchement, cette affaire rappelle qu’une signature sur un registre médical n’est jamais un simple geste administratif. Au Royaume-Uni, son inscription professionnelle fait l’objet d’une suspension provisoire par le Nursing and Midwifery Council. Rien ne permet encore d’affirmer, dans les informations publiques consultées, qu’une interdiction définitive de travailler dans tous les hôpitaux britanniques a été prononcée.
La famille d’Amy Barber attend désormais que cette condamnation apporte une forme de réponse. La question de la responsabilité des établissements et des conditions de travail, elle, reste ouverte.
Laurence Tchapong purgera quatre ans de prison pour négligence volontaire. Son parcours professionnel au Royaume-Uni est suspendu, tandis que les autorités sanitaires devront encore déterminer les conséquences disciplinaires définitives de cette condamnation.
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Rodrigue Batag
Journaliste international pour 237online.com, Rodrigue Batag décrypte l'actualité mondiale avec un regard ancré dans les réalités africaines et camerounaises.


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