L’industrie du luxe made in France a besoin des Français et de la France pour poursuivre son développement. Elle leur ouvre ses portes à partir de ce vendredi et tout le week-end pour le lui rappeler. Et, pourquoi pas, susciter des vocations…

Fabrice Veysseyre-Redon - Aujourd'hui à 20:46 | mis à jour aujourd'hui à 21:13 - Temps de lecture :

40 000 salariés travaillent aujourd’hui pour le géant du luxe LVMH. Photo d'illustration Sipa/AP/Michel Euler 40 000 salariés travaillent aujourd’hui pour le géant du luxe LVMH. Photo d'illustration Sipa/AP/Michel Euler

Si vous rêvez d’en savoir plus sur le monde du luxe, c’est le bon week-end. Le géant LVMH ouvrira pendant trois jours, dès ce vendredi, les portes de 43 de ses sites de productions emblématiques en France et de 71 dans le monde. À l’occasion de ces « 6e Journées particulières », sorte de Journées du patrimoine de l’empire de Bernard Arnault, les visiteurs pourront découvrir les coulisses des savoir-faire maison et le visage de celles et ceux qui œuvrent à une production qui fait la réputation de la France à travers le monde.

Premier recruteur privé du pays, LVMH (Vuitton, Dior, Kenzo, Chaumet…), qui emploie directement 40 000 personnes aujourd’hui, appartient à « un secteur chahuté et un peu plus critiqué depuis quelque temps », analyse Antoine Arnault, qui ne cache ni la bonne santé du groupe familial ni les difficultés du moment. Car LVMH doit elle aussi composer avec une conjoncture nationale morose, une contrefaçon toujours en pointe, des difficultés de recrutement récurrentes et une concurrence chinoise féroce. Y compris sur le marché asiatique, où l’entreprise française connaît un recul majeur.

Parce que la France est aussi un véritable label pour sa réussite à l’étranger, LVMH capitalise encore sur l’Hexagone. « Notre barycentre est aux 2/3 en région », s’enorgueillit Antoine Arnault, qui assure vouloir poursuivre son développement dans le pays : « compte tenu de ce qui tombe sur la tête des grandes entreprises, ça ne donne pas très envie d’ouvrir de nouveaux ateliers mais on continue », argumente celui qui paie 2,6 milliards d’euros d’impôts sur les sociétés dont près de la moitié en France. Dans l’immédiat, il préfère oublier et entend faire rêver les Français dans les coulisses de ses ateliers le temps d’un week-end.

La liste des sites accessibles aux visiteurs, notamment ceux de Bourgogne et de Champagne, est consultable, sur le site de LVMH. Si les réservations sont closes, certains sites sont en accès libre, « dans la limite des places disponibles ».

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