La verrerie a été reprise ce mercredi par l'entrepreneur Cédric Meston. Une levée de fonds organisée en fin d'année dernière avait permis de lever 7 millions d'euros.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 12:46 | mis à jour aujourd'hui à 14:04 - Temps de lecture :

Photo d'illustration Sipa/Francois Greuez Photo d'illustration Sipa/Francois Greuez

Les 7 millions d'euros investis par 10 523 particuliers dans la verrerie Duralex fin 2025 ne seront pas remboursés, a indiqué jeudi la plateforme de financement participatif Lita. Reprise mercredi par l'entrepreneur Cédric Meston, la verrerie Duralex va poursuivre son activité, après avoir été placée en redressement judiciaire en juin, avec 155 emplois conservés sur quelque 220.

Mais, « malheureusement, les  10 523 investisseurs Lita vont perdre leur investissement » et les 7 millions d'euros récoltés vont « être perdus », a affirmé Julien Benayoun, cofondateur et directeur général de Lita, prestataire de services financiers participatifs. L'investissement moyen atteignait 372 euros, dans une limite de 1 000 euros maximum. La levée de fonds, lancée en novembre 2025, était destinée à aider Duralex dans son redressement, « un investissement très risqué », a estimé Julien Benayoun. Il était évoqué un taux d'intérêt annuel de « 8 % bruts » pour une durée d'investissement de 7 ans.

Au lancement de la procédure, il avait indiqué que le remboursement au bout de sept ans n'était garanti ni sur le capital ni sur les intérêts. « Si la société ne parvient pas à remplir ses objectifs et devait être liquidée, les montants investis seraient perdus », rappelait-il alors.

Le nouveau repreneur est « désolé », une enquête ouverte

Le nouveau repreneur de la verrerie Duralex a indiqué, dans une lettre aux investisseurs, être « désolé » de cette situation. Les titres ont été émis par la coopérative, « qui reste une société distincte de la nôtre. Leur sort dépend de la procédure collective et de la liquidation de la SCOP, sous le contrôle du mandataire judiciaire, pas du repreneur. Je ne peux vous promettre un remboursement », a écrit Cédric Meston. Ce dernier a proposé aux particuliers concernés de venir passer une journée dans l'usine historique de La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans et de leur offrir des produits des marques Duralex et Tupperware, les deux marques portées par Cédric Meston, pour un montant proportionnel à leur investissement initial.

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Une enquête a été ouverte par le parquet d'Orléans qui n'a pas précisé les chefs retenus, mais a précisé que des « perquisitions » avaient été menées, notamment au siège de Duralex. La plateforme Lita se réserve le droit de porter plainte, a dit Julien Benayoun.

L'ancien directeur général de la verrerie, François Marciano, figure emblématique de la reprise en Société coopérative et participative (Scop), ainsi que son fils Antoine qu'il avait nommé directeur financier, pourraient en particulier être visés par la procédure. Leur avocat, Me Pierre Lalanne, a affirmé que ses clients « démentent toute implication dans d'éventuelles malversations ».

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