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Cent soixante mille personnes déplacées et plus de cent mille hectares brûlées : voilà le résultat de l’impéritie de nos gouvernants.
Plus les mensonges sont gros, plus ils passent. Nunez a été reçu par TF1 avant-hier soir et il a expliqué que oui, tout allait bien madame la Marquise, concernant les Canadair. Le présentateur dont j’ai oublié le nom, un peu étonné, a dit que, quand même, une commande de Canadair avait été annulée en 2024. Nunez, très sûr de lui, en a remis une couche : mais non, aucun Canadair n’a été décommandé. Tout va bien. Le présentateur a battu en retraite. Ne pas contredire la doxa. On ne sait jamais. Le gagne-pain pourrait être compromis.
Alors que tout le monde sait qu’Attal a d’un trait de plume supprimé la commande, et par divers témoignages de pilotes de Canadair, que nous en avions 16 autrefois, que ce nombre a été réduit à 12, que sur ces 12 plusieurs sont en maintenance longue durée et que seulement 5 sont opérationnels. Mais Nunez a évité de s’en vanter.
Et pourquoi samedi dernier n’y avait-il aucun Canadair dans le Var ? Parce qu’ils étaient ailleurs. Ben voyons.
Nunez a essayé d’expliquer que nous avons d’autres engins pour lutter contre le feu mais il n’a convaincu personne. Et il s’est bien gardé de dire que nous n’avons pas, comme les Anglais, des engins performants pour la nuit. C’est le Canadair l’engin de loin le plus performant, alors pourquoi en sommes-nous privés ? Il a essayé aussi d’expliquer que d’autres pays nous aident. La France n’est donc plus capable d’assurer toute seule la lutte contre le feu, chez elle ?
Mais ce qui scandalise le plus c’est de savoir que le Canadair coûte « seulement » 50 millions d’euros. C’est vrai, ce n’est pas donné. Mais quand on écoute Eric Zemmour, on comprend tout. Il explique que Macronescu se réveille un matin en décidant de donner 100 millions à un pays d’Afrique et le lendemain, 100 millions à un autre. Récemment 100 millions à la Chine, pour soi-disant l’aider dans son développement, alors qu’elle nous dépasse déjà dans tous les domaines.
Et combien donnons-nous à l’Algérie ? Environ 800 millions par an, d’après Sarah Knafo. Plus tout le reste.
Sans parler des 600 millions donnés à l’Ukraine, trop souvent détournés.
Et puis toutes ces dépenses intérieures sans fondement, l’AME, des JO pharaoniques et de plus d’une vulgarité éprouvante. Les dépenses d’éducation qui s’élevaient à 197 milliards d’euros (sic) en 2024 alors que nous ne formons plus que des illettrés.
Il y a aussi la charge de la dette, qui monte tellement haut qu’il y a des Français qui ne savent pas compter jusque-là.
Et par-dessus tout, le coût énorme, insupportable dans tous les sens du terme, de l’immigration.
Alors hésiter devant l’achat de Canadair, qui sont notre sécurité, c’est un pur scandale. Ne pas entretenir nos vieux Canadair (ils ont trente ans) et ne pas en acheter de neufs est aussi un scandale. Surtout quand on nous gave avec le changement climatique, qui va multiplier les incendies.
Macronescu, Mozart de la finance, ne sait pas compter. Il dilapide allègrement notre argent. La dette de Macron créée par lui-même à son départ en 2027 (s’il ne part pas avant) sera de 1400 milliards. Combien achète-t-on de Canadair avec cet argent et tout le reste ?
On sait également que 80 % des pompiers sont des pompiers volontaires. Or ces pompiers sont menacés car le Conseil d’Etat, suivant une directive européenne, vient de décider que ce sont des « travailleurs ». Cela va rajouter beaucoup de complications sur leur emploi, leur protection, les droits des mineurs pompiers volontaires, et cela risque fort d’impacter l’existence même des pompiers volontaires, mais silence radio. Personne n’en parle et surtout pas Nunez ou Macronescu.
Parlons-en encore, de Macronescu. Il est venu sur place, au pas de charge (deux heures tout compris) porter la bonne nouvelle, sourire aux lèvres, comme au théâtre. Tout va bien. On va reconstruire, replanter la forêt. Comme ça, d’un claquement de doigts. Comme si une forêt ça poussait aussi vite que les mauvaises herbes. On sait bien qu’il faut trente à quarante ans pour faire pousser une forêt, mais bon.
Comme s’il ne fallait pas d’abord créer des infrastructures qu’on a négligées jusqu’à aujourd’hui. Des points d’eau par exemple. Revenir sur l’interdiction de débroussailler du 15 mars au 15 août alors que c’est justement la période, au moins en avril-mai-juin, où tout pousse. Mais ça, ce sont les idées écolos, bien sûr.
Il a remercié les pompiers, pour la galerie. Tout le monde sait qu’il ne les aime pas, depuis cette manifestation des pompiers où il leur a envoyé les CRS pour leur taper dessus. Les pompiers réprimés hier, mais envoyés aujourd’hui éteindre les brasiers sans moyens suffisants.
Mais il peut bien les remercier, quatre pompiers sont décédés et 110 ont été blessés dans ces incendies.
Macronescu a dit qu’on allait faire ça tous ensemble. Comme c’est beau. Il a oublié que la préfète de Gironde Sophie Brocas a demandé que seuls les pompiers travaillent. Non, il ne faut pas les gêner. Elle a été relayée dans cette demande par un général dont j’ai oublié aussi le nom et cela vaut mieux. Sauf pour se révolter, personne ne l’a écoutée.
Faisant la sourde oreille à leur préfète, sans délai les agriculteurs et les particuliers se sont mis en route, avec leurs apports d’eau, leurs engins et leur savoir car qui plus qu’eux connaît leur propre région, celle que leurs parents leur ont transmise, celle où ils ont fait leur premiers pas, leurs premiers jeux si bien qu’ils connaissent chaque buisson, chaque petit chemin ? Personne ne pouvait leur donner l’ordre de rester assis sans rien faire devant leur télé brûlée (ou pillée par quelque clandestin sans papiers).
Je me souviens d’un incendie dans le Var, dans mon enfance. Tous les paysans d’un de ces villages haut perchés, alignés dans le virage en épingle à cheveux juste avant le village, regardaient l’incendie avancer sur la colline en face. On lisait sur eux le désespoir et aussi l’énergie. Ils se préparaient à combattre le feu eux-mêmes, de leurs propres mains et rien ni personne n’aurait pu les en empêcher. Ils ont gagné, le feu n’est pas entré dans leur village.
La préfète Brocas, j’accepte la féminisation des métiers quand leurs représentantes sont choquantes, en a donc été pour ses frais. Elle a rétropédalé et fait des excuses, dont tout le monde se moque aussi et c’est bien fait pour elle.
On ne sait pas encore ce que vont nous coûter ces incendies hors normes. Ce qu’on voit, c’est que la France va s’enfoncer encore un peu plus, si c’était encore possible, et que nos hommes politiques se moquent de nous, jusque dans ce désastre.
Sophie Durand





























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