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Par Juliette Bardu
Publié le 21/10/2026 à 06h45, mis à jour le 21/10/2026 à 06h57

RÉCIT - Depuis l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges, les regards se tournent vers ce territoire rural du Limousin où la mouvance radicale a pris racine il y a près de vingt ans. Le député de la Creuse Bartolomé Lenoir réclame la dissolution des groupes et dénonce la complicité de certains élus.
« L’ultragauche française , celle qui vit toute l’année pour partie repliée dans les localités du plateau de Millevaches. » Au lendemain de l’incendie qui a ravagé l’hôtel de ville de Limoges, samedi, le maire LR Guillaume Guérin n’a pas cherché bien loin les coupables. « Il s’agit sans doute de zadistes du plateau de Millevaches et d’autres types de black blocs venus des territoires périphériques », a-t-il avancé. Avant de trancher : « C’est signé. C’est l’ultragauche anarchiste. »
À une heure de route à l’est de la préfecture de la Haute-Vienne, le plateau s’étire à cheval sur la Creuse, la Corrèze et la Haute-Vienne. Entre forêts de résineux, landes et tourbières, on y compte moins de dix habitants au kilomètre carré. Mais derrière le paysage pastoral, au bord des routes, les murs racontent autre chose : « Acab », « Police partout, justice nulle part », « Plateau, réveille-toi »… Ces dernières années, les tags ont essaimé, traces les plus visibles de l’implantation de militants radicaux.
Une présence militante qui remonte à près de 20 ans
Tout commence en 2008 avec


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