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Un projet de 23 logements sociaux et abordables a été inauguré lundi, à Chicoutimi, dans le Pavillon Saint-Joseph. L’endroit accueillera des personnes vivant avec une déficience intellectuelle et de jeunes adultes.
Le projet évalué à un peu plus de 8,3 millions de dollars compte 2 volets, soit 11 chambres de répit pour les familles ayant un enfant vivant avec une déficience intellectuelle et 12 logements supplémentaires destinés à de jeunes adultes de 18 ans à 33 ans en difficulté.
L'immeuble comporte neuf 3 et demi et trois 4 et demi flambants neufs. Deux étages seront dédiés aux personnes vivant avec une déficience intellectuelle et trois aux jeunes adultes en réinsertion sociale.
L’organisme Immeuble Saint-Joseph de Saguenay avait acquis le bâtiment grâce à un don de la congrégation des sœurs de Notre-Dame du Bon-Conseil.

De gauche à droite : le député de Jonquière, Yannick Gagnon, la coordonnatrice du Café jeunesse de Chicoutimi, Lucie Tremblay, le président de l'Association pour le développement de la personne handicapée intellectuelle du Saguenay, Serge Lalancette, sœur Hélène Gagnon, le maire de Saguenay, Luc Boivin, la présidente de l'organisme Immeuble St-Joseph de Saguenay, Caroline Bélanger.
Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe
Jusqu'à 12 locataires admissibles ont donc la possibilité de bénéficier du Programme de supplément au loyer Québec de la SHQ, qui leur permet de limiter leur contribution au paiement du loyer à un montant correspondant à 25 % de leur revenu.
Les locataires vont commencer à prendre possession des lieux à compter du 7 avril et seront supervisés par les intervenants du Café jeunesse de Chicoutimi.
C’est une fierté, a lancé le député caquiste de Jonquière, Yannick Gagnon. Il s’est exprimé au nom de sa collègue ministre responsable de l’Habitation, Caroline Proulx.
On le fait pour donner du répit aux jeunes atteints d’une déficience intellectuelle et leur famille. [...] On le fait aussi pour des jeunes avec une problématique, on vient dire : "je peux t’accueillir", a-t-il poursuivi.
L’abordabilité des logements est un enjeu majeur, dans un contexte où le taux d'inoccupation n’a jamais été aussi bas, a mentionné le maire de Saguenay, Luc Boivin.

Le député de Jonquière, Yannick Gagnon.
Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe
C’est vraiment émouvant pour moi, a pour sa part partagé Caroline Bélanger, présidente de l'organisme Immeuble St-Joseph de Saguenay, qui a avoué travailler sur un projet d’habitation communautaire de la sorte depuis près de 20 ans.
Accompagner un projet de vie
La sélection des locataires a été établie en fonction de plusieurs critères au terme d’entrevues. Pour être admissibles, les candidats qui désiraient habiter dans un des douze logements destinés aux plus jeunes devaient notamment proposer leur projet de vie.
Ce sont des logements transitoires donc de 3 à 5 ans pour laisser la chance qu'il y ait un roulement quand même à d'autres jeunes qui puissent aussi avoir accès à ces logements-là, a fait savoir Lucie Tremblay, coordonnatrice du Café jeunesse de Chicoutimi.
Elle explique que les projets de vie peuvent être très larges, comme un retour aux études, un retour sur le marché du travail, mener à terme une grossesse.

Les 23 unités sont divisées sur 5 étages.
Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe
Des fois, c'est d’apprendre à vivre en appartement aussi si on pense à des jeunes qui sortent de la DPJ, par exemple, ou des centres de jeunesse, ajoute-t-elle.
Elle souligne que des intervenants accompagneront les jeunes adultes sur une base régulière pour, à terme, être en mesure de les rediriger vers un autre logement ou vers le logement privé après leurs années au Pavillon St-Joseph.
Quand tu peux te remettre à essayer de rêver à ton projet sans avoir le souci de payer un logement extrêmement cher, ça donne un gros coup de main.
En ce qui concerne les chambres de répit, la durée de séjour peut varier selon les besoins des familles. Le tarif inclura l'hébergement, mais aussi les repas et le soutien d'une infirmière et des préposées aux bénéficiaires.
Poursuivre la mission
Pour les sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, voir la transformation du Pavillon Saint-Joseph est émouvant. Elles ont cédé le bâtiment, qui est adjacent à leur couvent, pour que le projet communautaire puisse voir le jour.
Le projet leur permet d'une certaine façon de poursuivre la mission de la congrégation, qui était dédiée à l’enseignement.
Le plus important est que les gens soient heureux et qu'ils puissent s'épanouir dans la société, s'est réjouie sœur Hélène Gagnon, supérieure générale de la congrégation des sœurs de Notre-Dame du Bon-Conseil de Chicoutimi.


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