Après deux ans de crise, le marché immobilier ancien redémarre timidement. Les prix ont progressé de 1,1 % depuis le début de l’année 2025 et les transactions ont bondi de 12,5 %. Un regain d’activité qui séduit de nouveau les acheteurs.
Murs en pierre, vieux carrelages, poutres apparentes… Pour leur future maison à La Rochelle, Anaïs et son compagnon ne jurent que par l’ancien. Quitte à faire quelques concessions sur les performances énergétiques.
"Même s’il y a un petit peu de travaux de rafraîchissement, il y a plus de charme, plus d’âme dans les maisons qu’on voit. En ce moment, il y a beaucoup de maisons sur le marché", confie Anaïs.
Des propriétaires vendeurs contraints de revoir leurs prix
Cette reprise s’explique en grande partie par le retour massif des biens à la vente. Après deux années quasi figées, l’offre s’est accumulée. Résultat : les propriétaires ont dû ajuster leurs prétentions.
"Comme rien ne s’est vendu pendant deux ans, l’offre a grossi. Les propriétaires se sont retrouvés avec un réel besoin de vendre. Il n’y a pas un bien aujourd’hui que nous vendons dont le prix n’a pas été négocié", explique Mickaël Gauduchon, agent immobilier chez Orpi.
Les acheteurs retrouvent ainsi une capacité de négociation qu’ils avaient perdue au plus fort de la tension immobilière.
Mais si l’ancien redevient plus accessible grâce à ces marges de discussion, la prudence reste de mise. Les travaux peuvent rapidement alourdir la facture, en particulier pour les logements énergivores. Rénover une passoire thermique représente un investissement conséquent, qu’il faut intégrer dès le départ dans son budget global.


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