Les députés européens doivent se prononcer mercredi sur le règlement retour des immigrés illégaux sur le Vieux continent. Le texte vise ainsi à faciliter les expulsions, alors que seulement 20% des décisions sont appliquées.
Se dirige-t-on vers un durcissement de la politique migratoire européenne ? Ce mercredi 17 juin, le Parlement européen doit se prononcer sur le règlement retour des immigrés illégaux. Le texte pourrait être amené à renforcer la politique de reconduite aux frontières des personnes en situation irrégulière, ouvrant notamment la porte à la création de "hubs" dans des pays tiers situés en dehors de l'UE.
L'enjeu est de rendre les expulsions plus rapides et plus effectives. En effet, seulement 20% des décisions de retour sont aujourd'hui appliquées.
Des possibles "hubs de retour" au Rwanda ou en Ouzbékistan
Dans ce texte qui dénombre 52 articles, la mesure la plus attendue contre la possibilité de créer des centres de retour dans des États comme le Rwanda, l'Ouganda ou l'Ouzbékistan, afin d'y transférer certaines personnes visées par une expulsion. L'objectif est d'empêcher ces migrants de rester en Europe, malgré une obligation de quitter le territoire.
En cas de vote aujourd’hui, les États pourront également retenir les étrangers en attente de leur expulsion dans un centre de rétention pour une durée allant jusqu’à 2 ans, contre 90 jours aujourd’hui en France. De même, l'effet suspensif des recours en justice déposés par les migrants expulsés ne sera plus automatique.
Autant de mesures qui doivent permettre d'enrayer la faillite de l'immigration illégale, selon les mots de l'eurodéputé LR François-Xavier Bellamy. "Demain, le droit européen va rendre aux Etats les moyens d’agir."
Ce texte vient compléter le Pacte européen sur la migration et l'asile qui s'applique depuis le 12 juin dernier. Il devra encore être transposé dans les meilleurs délais dans le droit français.


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