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La jeune fille est introuvable depuis quatre jours. Un père de famille de 41 ans a été mis en examen lundi pour enlèvement et séquestration mais il conteste toute responsabilité. Les parents de la fillette gardent l’espoir de la retrouver vivante.
Passer la publicité Passer la publicitéLes jours passent mais l’espoir reste intact pour les parents de Lyhanna, portée disparue depuis le 29 mai. Dans le cadre de l’enquête menée pour enlèvement et séquestration par le parquet d’Agen, un homme de 41 ans a été mis en examen et incarcéré lundi soir. Si le suspect conteste tout lien avec cette disparition inquiétante, les parents eux attendent «des réponses» qui leur permettront de retrouver leur fille de 11 ans, commente ce mardi matin sur RTL leur avocat, Me François Roujou de Boubée. «Ils ont toujours l’espoir de la retrouver vivante. Ils n’ont que ça (…) Ils sont partagés entre l’angoisse absolue et une sorte de résilience et de combativité.»
Le principal suspect est le père d’une amie de Lyhanna, scolarisée dans le même collège de Fleurance dans le Gers. C’est dans sa voiture que la pré-adolescente a été vue pour la dernière fois, vers 15h aux abords du collège Hubert-Reeves. Cet habitant de Montestruc-sur-Gers a reconnu l’avoir prise dans son véhicule mais assure l’avoir déposée un kilomètre plus loin, à la piscine de Fleurance. Reste que ses déclarations ont été jugées «incohérentes et imprécises» par le parquet d’Auch qui a estimé que «les charges pesant contre lui» étaient «suffisantes pour ouvrir une information judiciaire». L’instruction est désormais gérée par le pôle criminel du parquet d’Agen.
Un suspect au comportement «déplacé» avec Lyhanna
Les parents de Lyhanna avaient rompu tout contact avec cet homme de 41 ans après une soirée pyjama à laquelle l’enfant avait participé chez lui durant laquelle il avait eu un «comportement déplacé». «On parle de chatouilles, on ne parle pas d’agression sexuelle pour l’instant. On parle de prendre par les hanches, de prendre par les épaules, d’un comportement qui n’est pas mis à distance», explique Me François Roujou de Boubée. L’enquête se poursuit afin d’étayer les doutes qui pèsent sur ce suspect et de retrouver la trace de la disparue.
À Fleurance et dans les environs, les fouilles se sont intensifiées lundi avec le renfort d’un escadron de gendarmes mobiles, portant à «170-180» le nombre de membres des forces de l’ordre mobilisés pour «maximiser notre couverture terrain», a indiqué hier en fin d’après-midi le colonel Philippe de Laforcade, commandant du groupement de gendarmerie du Gers. «On ne s’inscrit pas dans une notion de durée déterminée, on fait la mission (…), maintenir l’effort, c’est ce qu’on doit aux familles, c’est ce qu’on doit à Lyhanna et à la population de Fleurance qui est venue nous aider», a souligné l’officier.
«Un engagement maximal» sur le terrain
Sur le terrain, les enquêteurs ratissent les environs de Fleurance : une rivière et des lacs ont été sondés par des plongeurs, des chiens dressés à la recherche de personnes, des drones et un hélicoptère ont également été déployés par la gendarmerie qui décrit «un engagement maximal». Lundi, les recherches étaient orientées vers des bois au sud du bourg ainsi qu’à d’autres zones des alentours. Le colonel de Laforcade demande à la population de «ne pas engager de recherche collective de façon autonome» mais n’a pas exclu «sous l’autorité du procureur de la République d’Agen, de relancer des recherches citoyennes».
Les parents de Lyhanna ne peuvent qu’espérer l’arrivée d’une bonne nouvelle qui viendrait mettre fin à leur angoisse. «Ils sont certes anéantis, mais ils se battent toujours pour retrouver Lyhanna», assure leur avocat. «Quand son enfant disparaît, on a une sorte de transcendance et on essaye de se rattacher à ce qu’on sait et à l’infime espoir qui nous est donné de le retrouver.»


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