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Le New York Times a mené une enquête au sujet des "super-agers". Ce terme encore peu connu chez nous est utilisé pour qualifier les personnes âgées de 80 ans ou plus et qui ont les mêmes capacités de mémoire qu'une personne âgée de 20 à 30 ans de moins. Les journalistes de ce média américain relaient une étude de la Northwestern University qui s'intéresse à la manière dont ces personnes ont évité le déclin cognitif habituellement associé au vieillissement, ainsi que des troubles de la mémoire plus graves comme la maladie d'Alzheimer.
Un élément essentiel est à relever. Tous n'ont pas le même régime alimentaire, la même activité physique ou le même traitement médical. Selon Sandra Weintraub, professeure de psychiatrie et de sciences du comportement à la Northwestern Feinberg School of Medicine, ce qui relie ces individus est en réalité "la façon dont ils considèrent l'importance des relations sociales. Et sur le plan de la personnalité, ils ont tendance à être plutôt extravertis."
Vieillissement: des dépenses à venir à la hausse en BelgiqueBen Rein, neuroscientifique et auteur du livre à paraître Why Brains Need Friends : The Neuroscience of Social Connection, explique au New York Times : "Les personnes qui ont davantage de contacts sociaux sont plus résistantes au déclin cognitif en vieillissant. Elles ont généralement aussi un cerveau plus volumineux ".
Selon cette étude, les interactions sociales contribueraient à protéger contre la diminution du volume cérébral qui survient avec l'âge et l'isolement.
Cortisol, neurones de von Economo
De plus, la solitude augmenterait le cortisol, l'hormone du stress. Les super-agers ont généralement plus de neurones de von Economo. Ceux-ci jouent un rôle important dans les comportements sociaux et qu'ils ne se trouvent que chez des mammifères très sociaux. Dr Bill Seeley, professeur de neurologie et de pathologie à l'Université de Californie à San Francisco affirme que ces neurones "les aident probablement à construire et à maintenir des liens sociaux et des réseaux sociaux puissants et solides. Cela pourrait avoir "un effet considérable sur leur bien-être général et leur santé".
Il faut tout de même noter que cette capacité à vivre vieux est forcément liée aussi à la génétique, la biologie des individus et leurs comportements tout au long de leur vie.
La Belgique pourrait s'éviter "des milliards d'euros" de dépenses si elle s'intéressait davantage à l'isolement social des seniorsPour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


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