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Alors que le rapport Alloncle doit être publié dans les prochains jours, la ministre de la Culture expose ses pistes pour réformer l’audiovisuel public.
Alors que le très attendu rapport Alloncle sur l’audiovisuel public doit être publié dans les prochains jours, Catherine Pégard prend position. La ministre de la Culture appelle à accélérer les réformes et insiste sur une exigence renforcée en matière d’information.
Dans un entretien accordé au Figaro dimanche 3 mai, elle prévient qu’ « il faut être plus exigeant que jamais vis-à-vis de ceux qui dispensent l’information. » Et pose un principe qu’elle veut voir s’imposer : « L’audiovisuel public doit avoir l’impartialité comme principe. »
Ce positionnement intervient après plusieurs mois d’auditions houleuses à l’Assemblée nationale. La semaine dernière, la commission d’enquête consacrée à « la neutralité » et au « financement » du service public a adopté de justesse un rapport très contesté, fruit de travaux marqués par des tensions politiques et des désaccords profonds sur le rôle même de l’audiovisuel public.
Une partie des recommandations a déjà fuité, dont une réduction d’environ un quart du budget, soit plus d’un milliard d’euros, ainsi que des pistes de réorganisation. La ministre s’en démarque : « Jeter un chiffre en pâture n’est pas la bonne méthode », répond-elle, en rappelant que des économies sont déjà engagées.
Accélérer sans « démanteler »
Catherine Pégard doit recevoir ce lundi les dirigeantes de France Télévisions et de Radio France, Delphine Ernotte et Sibyle Veil. L’objectif est de « travailler à l’accélération » des réformes, sans attendre la publication officielle du rapport.
Des contrats d’objectifs et de moyens, attendus depuis 2024, doivent être présentés au Parlement en juin. Ils doivent fixer les priorités du service public pour les prochaines années.
La ministre assume que ces ajustements auront des conséquences concrètes. « Certains programmes (seraient) touchés par les réductions budgétaires », indique-t-elle, tout en renvoyant aux dirigeants la responsabilité d’arbitrer. En revanche, elle ferme la porte à certaines options avancées dans le débat, comme la suppression de chaînes. « Je ne pense pas là que ce soit une formule efficiente », tranche-t-elle.
Plutôt qu’un coup de rabot uniforme, la réforme pourrait passer par une transformation des structures. Catherine Pégard insiste sur « l’urgence de multiplier les ponts entre les différentes entités du service public », évoquant notamment le rapprochement entre France 3 et le réseau Ici.
L’enjeu porte aussi sur le contenu. « Il faut repenser l’offre pour attirer une génération qui se détourne de la télévision et de la radio », explique la ministre. L’information reste au cœur de cette stratégie, avec la volonté de faire de Franceinfo « une chaîne de référence ».


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