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BOSTON – Dayot Upamecano a été convaincant devant une centaine de journalistes présents avant l’entraînement de l’équipe française. Le coéquipier de Kylian Mbappé, et accessoirement d’Alphonso Davies au Bayern de Munich, a décrit l’état d'esprit dans lequel son capitaine se trouvait, mardi, à deux jours d’affronter le Maroc, à Foxborough.
[Kylian] reste concentré sur le match. C’est inadmissible. On est de tout cœur avec lui, a indiqué Upamecano dans ce local de l’Université Bentley, au nord-ouest de Boston, transformée en salle de presse pour le Mondial, pendant que le ciel était en train de se déverser sur le terrain d'entraînement.
L’affaire a commencé samedi lorsque la France a éliminé le Paraguay sur un tir de pénalité de Mbappé. Une sénatrice du Parti libéral progressiste de ce petit pays d’Amérique du Sud n’a visiblement pas apprécié le talent footballistique du Français.
Celeste Amarilla l’a attaqué sur X, avec des propos racistes et injurieux que nous n’allons pas retranscrire ici. Elle s’est moquée de son apparence, de ses origines et de son éducation.
Une guerre de mots a commencé. Le no 10 des Bleus a répondu. Il a qualifié la sénatrice de méprisable et indigne de sa fonction.
Du soutien de Macron
La classe politique et sportive s’est rangée derrière Mbappé.
Le président de la France, Emmanuel Macron, et la ministre des Sports, Marina Ferrari, soutiennent le joueur. La Fédération française de football a déposé une plainte, puis le parquet de Paris a ouvert une enquête pour injure publique et provocation publique à la haine ou à la violence.
Je pense qu'il vous en est reconnaissant, a lancé Robin Risser, le troisième gardien des Bleus, aux journalistes. Je pense que nous, tous les membres de l'équipe de France, et qu’un bon nombre de personnes dans le monde – en tout cas, je l'espère – ne cautionnent pas les propos qui ont été tenus à son égard. Et on espère vraiment que justice sera faite.
Depuis quelques années, les incidents mêlant racisme et soccer se sont multipliés, mais surviennent souvent dans les stades. La FIFA a intensifié la lutte en instaurant une procédure stricte en trois étapes pour les arbitres, incluant l'interruption définitive du match si des cris racistes persistent.
Dans le cas de cette sénatrice paraguayenne, le parquet parisien pourrait la condamner à un an d’emprisonnement et à plus de 73 000 dollars d’amende.


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