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«Il a du mal à se concentrer» : Julie de «Mariés au premier regard» se confie sur son mari, Mathieu

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ENTRETIEN - Le premier couple de la saison 10 du programme sur M6 a marqué les téléspectateurs. Tous deux ont eu un coup de cœur l’un pour l’autre dès le premier coup d’œil.

«Julie n’est pas une participante comme les autres», a présenté Estelle Dossin dès les premières minutes de la saison 10 de «Mariés au premier regard»  sur M6. Il faut dire que le parcours de la jeune femme de 28 ans a beaucoup touché les expertes et les téléspectateurs. Marquée par le décès de sa maman alors qu’elle n’avait que huit ans, Julie s’est toujours tournée vers des profils d’hommes qui ne lui convenaient pas, souvent beaucoup plus âgés.

Dévalorisée, rabaissée, elle divorce du père de sa fille. Célibataire depuis quatre ans, elle ne laisse plus aucun homme l’approcher. Un défi donc pour les expertes qui ont tout de même réussi à trouver Mathieu, un jeune papa compatible avec elle à 78%. Les deux participants au programme forment ainsi le premier couple marié de cette saison 10. Nous nous sommes entretenus avec la jeune mariée.

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TV MAGAZINE. - Pourquoi vous être inscrite à «Mariés au premier regard» ?
Julie. - C’était la première fois que je tentais l’expérience. Ça faisait quatre ans que j’étais célibataire. Je suis maman d’une petite fille. C’est déjà très compliqué de trouver quelqu’un en règle générale. Étant donné mon âge, 28 ans, mais c’est encore plus compliqué de trouver quelqu’un qui accepte mon enfant. J’ai tenté le casting il y a un peu plus d’un an et me voilà aujourd’hui. Le fait que je sois maman a complètement été un frein dans mes relations amoureuses. Je rencontrais des hommes qui avaient plus ou moins mon âge mais qui n’avaient pas d’enfants. Ils avaient d’autres priorités. Je pense aussi qu’il m’a fallu plusieurs années avant d’être vraiment prête pour reconstruire ma vie. J’ai divorcé du père de ma fille et j’avais besoin de temps après ça.

Quelles qualités devait avoir votre futur mari pour que vous disiez «oui» ?
Il faut savoir que je suis très proche de ma famille, que ce soit de cœur ou de sang. J’ai deux familles. C’était essentiel que la personne m’accepte moi, certes, mais qu’elle aime également les membres de ma famille, ma fille, ma mère de cœur, mon père ou ma sœur. Et ce comme des personnes à part entière et pas seulement à travers moi. Au niveau du physique, c’est vrai qu’en général, je suis plus attirée par les hommes qui sont grands. Sinon, je n’ai pas de critère en soi. Je voulais vraiment quelqu’un qui soit assez sportif, sinon nos hygiènes de vie allaient être trop différentes. Qu’il soit blond, brun, châtain, je m’en fichais un peu. Je me connecte avec quelqu’un non pas pour son physique, mais pour ce que la personne est. Au niveau du caractère, j’avais vraiment besoin de quelqu’un d’enveloppant, de rassurant et aussi de gentil.

Lire le dossier Tout sur «Mariés au premier regard» sur M6

Dans quel état d’esprit étiez-vous avant le mariage ?
Il y a plusieurs semaines, j’avais beaucoup de doutes. Je me demandais : «Est-ce que ça va aller ?». Je pense que c’est un peu pareil pour tous les candidats. Mais grâce au travail que j’ai effectué avec les expertes qui ont su me rassurer, j’ai réussi à lâcher prise sur le fameux jour J et sur mes doutes quant à la personne que j’allais épouser. J’ai pu prendre confiance en moi. Le jour du mariage, quelques heures avant la rencontre, j’étais évidemment un peu stressée. Mais ça ne m’envahissait pas. J’étais tellement concentrée sur tout ce qui allait se passer que j’ai vécu normalement toute la matinée, les essayages, le maquillage,... Par contre, une fois arrivée devant le rideau, ça a été une autre histoire. Même si c’était très positif. Tout le stress est redescendu quand je suis arrivée devant lui.

Qu’avez-vous ressenti en croisant le regard de Mathieu pour la première fois ?
J’ai ressenti beaucoup de choses d’un coup (Rires). J’ai eu d’abord une sensation rassurante. Je me suis dit : “C’est bon, ça va aller”. De loin, avec l’énergie qui circulait déjà, je pouvais déjà ressentir une certaine connexion entre nous. Puis, même si je n’ai pas de critères physiques, il faisait quand même partie des hommes qui me plaisaient. Je ne me suis pas dit grand-chose parce que tout a été très vite. Mais j’ai tellement été rassurée que j’en ai pleuré et rigolé en même temps. Je ne savais plus quelles émotions me traversaient. 

Vous avez déjà été mariée avec le père de votre fille. Y a-t-il une pression supplémentaire à repasser devant l’autel ?
La saison 10 de «Mariés au premier regard» est tombée à pic pour moi. Je savais très bien ce qu’était un mariage puisque je l’avais déjà vécu. Ça ne me faisait pas peur. Je ne reste pas sur un échec. Dans la vie, il y a des choses qui ne fonctionnent pas. Ça ne veut pas dire que ça ne fonctionnera jamais. Je n’ai pas eu plus peur que ça de l’engagement que représentait le mariage.

Le jour de la cérémonie, ma mère de cœur et mon père étaient quand même assez stressés.

Julie de la saison 10 de «Mariés au premier regard» sur M6

Comment vos proches ont-ils vécu l’émission ?
Ils ont tous réagi d’une manière extrêmement positive, y compris mon père. J’avais très peur de sa réaction. Il n’a pas crié de joie mais il m’a dit : «Écoute, ma fille, si c’est ce que tu veux, si tu penses que tu peux être heureuse et que tu peux trouver enfin quelqu’un à travers cette expérience, je te soutiens et je viendrai te soutenir». Je n’ai reçu que de l’amour et du soutien. Le jour de la cérémonie, ma mère de cœur et mon père étaient quand même assez stressés. Mais quand ils ont vu Mathieu, puis ma réaction et comment nous étions tous les deux, le stress est parti tout de suite. Mon père a dit : «Bon, maintenant il faut qu’ils soient heureux tous les deux, il faut que ça marche. Je connais Julie, elle va tout faire pour que ça fonctionne». Enfin, voilà quoi. Après, le stress, il est vite parti. Ils savaient que ça allait bien se passer parce qu’ils me connaissent très bien. Mais ce premier regard m’a vraiment beaucoup marquée. C’est complètement fou de vivre ça.

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Vous avez tissé une relation particulière avec votre mère de cœur, Joëlle. Comment l’expliquez-vous ?
Un an après notre rencontre à travers le yoga, je suis tombée enceinte. À partir de ce moment-là, beaucoup de choses se sont déclenchées. Il y avait une connexion naturelle, un peu mère-fille, qui s’était faite au fil de l’année. Quand ma fille est née, tout ça s’est amplifié. Un jour, j’ai commencé à l’appeler «Maman» naturellement. Elle a deux garçons que je considère comme mes frères. L’un d’eux était témoin à ce mariage d’ailleurs. Il a fallu un peu de temps à ma famille pour comprendre ma relation avec Joëlle. Ils ont rapidement vu qu’elle était pleine d’amour, bienveillante et présente pour ma fille et moi. Ils ne me l’ont jamais dit, mais je suis persuadée qu’ils avaient cette crainte qu’elle remplace ma mère.

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Vous avez tenté d’initier Mathieu au yoga, sans succès...
Je sais qu’il a eu du mal à se concentrer. Il a rigolé parce que c’est quelque chose qu’il ne connaît pas. Et parfois, le système nerveux réagit par le rire. D’autant plus que je pratique le yoga d’une manière inhabituelle. Ce n’est pas un sport pour moi, mais plutôt une pratique pour me soigner, que ce soit dans mon corps, mon cœur et mon esprit. Même si je lui ai dit : «Il faut que tu te concentres» à un moment donné, ça ne veut pas dire qu’il me fatigue. Au contraire, je sais que ça peut être difficile mais qu’il ne s’inquiète pas, je ne lui imposerai jamais. Ce qu’il a très bien compris après la séance. Chacun est comme il est.

Aviez-vous envisagé de présenté votre fille à votre mari au cours de l’expérience ?
Je ne m’étais fixé aucun objectif. Ce sont des choses qui doivent se faire naturellement. Je ne suis pas du genre à dire : «Il faut attendre six mois pour que la personne rencontre ma fille». Si ça doit se faire en un mois, c’est comme ça. En se mariant, nous nous sommes engagés tous les deux. Maintenant, c’est vrai qu’en quatre ans, ma fille n’a jamais rencontré aucun homme. C’était différent. On parle d’un mariage, ce n’est pas un petit ami. Même si on ne se connaît pas.

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