Et de trois. Le troisième opus de la série Oiseaux de bonheur vient de paraître. La recette, soutenue par les journaux du groupe Ebra, a été élaborée avec les mêmes ingrédients : une information scientifique rigoureuse et des illustrations de qualité pour sensibiliser au sort du peuple du ciel.

H.B. - Aujourd'hui à 06:00 - Temps de lecture :

Un martin pêcheur. Photo Rudmer Zwerver

Un martin pêcheur. Photo Rudmer Zwerver

« Notre parti pris est de montrer que tout n’est pas noir », révèle Patrice Costa.

« Notre parti pris est de montrer que tout n’est pas noir », révèle Patrice Costa.

Patrice Costa ancien journaliste, ornithologue et président de l’Institut européen d’écologie est fier du dernier livre de la série Oiseaux de bonheur. « Ce troisième opus est une réussite assure le spécialiste des oiseaux. Nous avons réussi à poursuivre l’aventure en proposant un nouveau tome qui sensibilise concrètement au sort des oiseaux. » Et les principaux concernés en ont bien besoin. « La situation n’est pas réjouissante, appuie Patrice Costa. Trois espèces d’oiseaux sur cinq sont en déclin. Sur les 11 000 espèces d’oiseaux référencées dans le monde, 11 % sont en voie d’extinction. Alors bien sûr, ces livres ne vont pas changer le monde, mais j’espère qu’ils apporteront leur petite pierre à l’édifice. »

Aimer, sensibiliser

L’ornithologue croit aux vertus de la sensibilisation. Il le sait mieux que d’autres, l’homme ne protège que ce qu’il aime et connaît. « Les oiseaux ont besoin de notre empathie. Ils souffrent de l’agriculture intensive, de la modification de nos paysages. Nous avons choisi pour ce troisième livre de sensibiliser les lecteurs à 14 espèces qui vivent dans notre région. La chouette hulotte, le rouge-gorge familier, le petit troglodyte ou encore le martin-pêcheur. On s’intéresse aussi à des oiseaux dont la population est en déclin comme le grand butoir étoilé. Il ne reste plus que 400 mâles en France. »

Des populations qui déclinent d’autres qui retrouvent un peu de vigueur. Ce mélange de bonnes et de mauvaises nouvelles, c’est l’esprit dans lequel ces livres sont conçus. « Notre parti pris est de montrer que tout n’est pas noir, révèle Patrice Costa. Les opérations en faveur de la biodiversité portent leurs fruits. Certaines populations d’oiseaux se stabilisent, comme le pic noir. »

Un rouge-gorge. Photo Françoise Chatelain

Un rouge-gorge. Photo Françoise Chatelain

Les droits d’auteur reversés

Un autre élément contribue à l’intérêt des lecteurs pour la série Oiseaux de bonheur, la qualité des illustrations. « Comme pour les deux premiers tomes, on retrouve dans le tome III les photos du photographe Claude Nardin mais aussi les dessins magnifiques d’Emmanuelle Pereira. C’est important de proposer un bel ouvrage qui se vende bien car tous les droits d’auteur sont reversés à des associations qui agissent en faveur de la protection des oiseaux. »

Cette année, les ventes des précédents numéros vont permettre d’encourager trois initiatives régionales. « Nous allons remettre trois prix Oiseaux de bonheur-Ici on agit! dans le cadre des entretiens de la biodiversité organisés par l’Institut européen d’écologie à Metz les 27-29-30 au 31 mai prochains. Nous allons attribuer 4 500 euros au groupe d’intervention pour la biodiversité de la Meuse (GIBM) pour l’achat d’un drone destiné à repérer la nidification du Busard cendré. 4 500 euros seront également remis à la LPO d’Alsace pour l’achat de nichoirs à chouettes chevêches et chouettes effraies des clochers. Enfin, nous remettrons 2 000 euros aux Chouettes du cœur, une association de Bourgogne-Franche-Comté qui se promène d’Ehpad en Ehpad pour présenter de petites chouettes aux résidents. » La sensibilisation a toujours quelque chose à voir avec les émotions.

Retrouvez nos sujets Oiseaux de bonheur sur nos sites Internet, sur Facebook, sur Instagram et sur TiKToK.

Articles les plus lusEnvironnement