NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le camping-car des octogénaires était stationné depuis 10 minutes dans la rue. Trop pour ce coach sportif de St-Malo qui a agressé violemment et menacé de mort leurs propriétaires.
Sur le même thèmecamping-carJusticeTribunal de Saint-MaloArticle réservé aux abonnés S'abonner

Par Pierre-Yves Gaudart Publié le 1 juil. 2026 à 20h55
Le 21 août 2025, les policiers sont appelés pour ce qu’ils pensent être une rixe entre voisins. Mais c’est une tout autre scène qu’ils découvrent dans une impasse de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Un monsieur de 81 ans leur apparaît le « visage tuméfié et un genou en sang ». Sa compagne lui tient la main. L’octogénaire explique qu’il s’est fait taper dessus par un voisin qui l’a plaqué contre son camping-car jusqu’à ce qu’il s’écroule.
« Je n’aime pas la bleusaille »
Les policiers demandent sa version au voisin, 45 ans et bien musclé, coach sportif de son état. Il se pose front à front contre l’un d’entre eux et répond, entre autres insultes : « Je n’aime pas la bleusaille. » Puis il se réfugie chez sa compagne qui l’héberge, persuadé que les autorités ne pourront pas l’en faire sortir. La suite le détrompe. Au poste, son alcoolémie est de 0,84 mg.
« Ce que j’ai fait est inacceptable »
Jugé devant le tribunal de Saint-Malo ce mardi 30 juin 2026, il fait profil bas et reconnaît les faits :
C’est un mélange de stress, de peur et de bêtise. J’étais en dépression, j’ai mélangé médicaments et vodka pour me détendre, ce n’était pas une bonne idée. Ce que j’ai fait est inacceptable.
Le couple s’apprêtait à partir en vacances le lendemain. « Nous étions allés chercher notre camping-car qui était en hivernage dans une ferme et l’avions garé depuis à peine dix minutes dans l’impasse lorsqu’il s’est précipité vers nous. Il nous a menacés et prétendu qu’il était chez lui, qu’on n’avait rien à faire là », explique le monsieur, devant le tribunal de Saint-Malo, mardi 30 juin.
Un coup de cruche sur la tête
Le voisin commence alors à leur donner des coups. La dame qui « essaie de le calmer » est touchée au genou et se réfugie dans sa maison pour appeler les policiers tandis que son compagnon se fait molester, jeter dans la haie, relever pour être précipité contre le camping-car. Ses lunettes et son appareil auditif ont été cassés. « Je suis alors revenue et lui ai donné un coup de cruche sur la tête. J’ai cru qu’il allait le tuer », relate la dame de 76 ans.
L’auteur des coups avoue qu’il ne s’explique pas cette « explosion de colère. Depuis, je ne bois plus, je suis suivi et prends des médicaments pour contrôler mes sautes d’humeur ».
Des photos des victimes
Pour l’avocat des victimes, l’explication est un peu courte. Pierre Stichelbaut brandit des photos :
Vous avez vu dans quel état vous avez laissé ce monsieur, de bien moindre corpulence que vous et âgé de 80 ans ? Vous l’avez massacré, vous auriez pu être poursuivi pour tentative de meurtre.
L’avocat mentionne que le prévenu a déjà été condamné à plusieurs reprises, pour alcool au volant et que d’autres plaintes pour menaces de mort le concernent. Le mis en cause a beau assurer qu’il ne recommencera plus jamais, l’avocat des victimes en doute : « Depuis ces faits vous avez bloqué leur véhicule avec le vôtre et proféré des menaces à l’encontre de la fille de Madame qui avait publié sur vos réseaux professionnels des photos des victimes en sang. »
Une peur continuelle
Le couple de personnes âgées a désormais peur de ce voisin : « On s’enferme tout le temps et j’ai une bombe lacrymogène dans mon sac », raconte la dame.
En réponse à la procureure qui requiert six mois de prison ferme, son avocate, Karine Postollec, souligne qu’il « se remet en question et qu’il n’est pas dans la toute-puissance contrairement à ce qu’on entend dire dans ce tribunal. Il a dit qu’il avait honte de ses actes. Il n’a jamais été condamné pour des faits de violence. Ceux qui nous concernent aujourd’hui, n’ont entraîné aucune ITT pour l’une des victimes et quatre jours pour l’autre ».
Six mois avec un bracelet électronique
La justice l’a condamné à 12 mois de prison dont six mois avec sursis probatoire sur deux ans : il devra soigner son addiction à l’alcool, avoir des soins psychologiques, réparer le préjudice de ses victimes. Dans la mesure où il lui est interdit d’entrer en contact avec elles pendant deux ans, il devra trouver un autre domicile où il pourra effectuer sa peine de six mois avec un bracelet électronique.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


5 day_ago
32


























.jpg)






French (CA)