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Les dépendances du Vieux Continent aux acteurs américains et le décalage des investissements réalisés de part et d’autre de l’Atlantique sont tels que certains experts plaident pour une « stratégie de rattrapage » et des transferts de technologies.

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Donald Trump, avec le fondateur d’OpenAI, Sam Altman (à gauche), et le directeur général de Google DeepMind, Demis Hassabis, à Evian-les-Bains (Haute-Savoie), le 17 juin 2026. Donald Trump, avec le fondateur d’OpenAI, Sam Altman (à gauche), et le directeur général de Google DeepMind, Demis Hassabis, à Evian-les-Bains (Haute-Savoie), le 17 juin 2026.

Les réactions politiques françaises ont été nombreuses et – une fois n’est pas coutume – unanimes quand, le 12 juin, le président américain, Donald Trump, a demandé à la start-up Anthropic de couper l’accès pour les non-Américains à Fable 5 et Mythos 5, ses derniers modèles d’intelligence artificielle (IA), jugés dangereux en matière de cybersécurité. « La guerre de l’IA a déjà commencé », s’est alarmé Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance et candidat à la présidentielle de 2027, comparant ce blocage à celui du « détroit d’Ormuz ».

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a évoqué « un nouveau monde, où nous ne pouvons compter d’abord que sur nous-mêmes ». « L’IA est déjà un sujet de souveraineté nationale majeur », a mis en garde le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, alors que le candidat et leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, soulignait « l’urgence d’être indépendants et souverains ». « Nous ne maîtrisons ni les modèles ni les [capacités de] calcul » de l’IA, une technologie pourtant « aussi essentielle que l’électricité ou Internet », a constaté Edouard Philippe, président d’Horizons et lui aussi candidat.

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