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En l’emportant 3-2 en tirs de barrage, dimanche sur la glace des Foreurs de Val-d’Or, les Huskies de Rouyn-Noranda ont complété leur première moitié de saison (32 parties) avec 19 victoires et une récolte de 42 points, un rendement passablement meilleur que prévu, selon bien des experts.
Ces résultats permettent aux Huskies de se retrouver au plus fort de la lutte pour le 1er rang de l’association Ouest et au sein du top 5 du classement général de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ).
Si une telle performance (fiche de 19-9-4) peut sembler surprenante pour cette équipe que l’on disait en transition, ce n'est pas l'avis de l'entraîneur-chef Steve Hartley, considérant que sa troupe a atteint le carré d’as lors des séries éliminatoires du printemps dernier.
Je ne pense pas que ce soit étonnant, parce qu’on a connu une bonne fin de saison l’an passé, avec notre parcours en séries éliminatoires par la suite, mentionne Hartley.
On aimait le noyau de joueurs qui revenait de l’édition de l’année dernière, puis suite au camp d’entraînement précédant (celui de 2024), on savait qu’on avait des bons jeunes qui poussaient dans l'organisation et qui pouvaient se greffer à ce noyau-là pour garder l’élan des dernières séries, ajoute-t-il.

L'entraîneur-chef des Huskies, Steve Hartley. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir
Selon le pilote des Huskies, ses protégés ont d’autant plus de mérite qu’il leur a fallu composer avec l’absence prolongée de deux éléments fort importants, soit l’attaquant Lars Steiner ainsi que le défenseur et capitaine Axel Dufresne.
Quand on regarde les blessures auxquelles on a fait face, je suis extrêmement content du caractère que nos joueurs ont démontré et de leur rendement devant cette adversité.
« On ne s’est jamais apitoyés sur notre sort, ça n’a jamais nui à notre équipe d’avoir des gros morceaux à l’écart du jeu. Tout le mérite revient à nos joueurs pour la façon dont ils se sont comportés dans cette situation », souligne-t-il.

Le retour au jeu de Lars Steiner (à gauche) devrait donner plus de punch à l'offensive des Huskies en deuxième moitié de saison. (Photo d'archives)
Photo : Jean Lapointe / Huskies de Rouyn-Noranda
« Ça part de l'unité du groupe »
Pour Steve Hartley, les succès des Huskies en première moitié de saison, malgré le départ d’un joueur de premier plan tel Bill Zonnon et les blessures à des joueurs clés justement, peuvent s'expliquer par un solide esprit d'équipe et une bonne chimie.
Ça part de l’unité du groupe, affirme-t-il. Autant cette année que l’an passé, versus il y a deux ans alors qu’on avait probablement plus de talent mais qu’on ne s’était pas rendus aussi loin dans les séries (2e ronde), on a un groupe uni et soudé, qui a su intégrer les 11 ou 12 nouveaux visages qu’on retrouve dans notre alignement cette année, fait valoir Hartley.
Ceux qui étaient déjà ici ont embarqué les nouveaux dans le moule, dans notre identité et dans notre culture. Tout part de là, du désir de vaincre de notre groupe. Nous sommes vraiment choyés d’avoir un aussi bon groupe. On n’a pas, comme ça peut arriver dans certaines éditions, de mauvais caractères, renchérit-il. Chaque individu est là pour donner le meilleur de lui-même et contribuer au groupe. Ça part de cette volonté d’apporter quelque chose à l’équipe et non de regarder son rendement personnel. C’est ce qui fait les succès de notre équipe, non seulement l’an passé mais aussi cette année.

Après leur beau parcours en séries éliminatoires le printemps dernier, les Huskies poursuivent en quelque sorte sur cette lancée en 2025-2026, selon le pilote Steve Hartley. (Photo d'archives)
Photo : Sébastien Gervais
Du renfort en attaque?
Avec les retours au jeu de Dufresne et Steiner (celui-ci participe présentement au championnat mondial junior avec l’équipe nationale de la Suisse), en plus de l’ajout récente de Brayden Kaldenbach, un défenseur américain de 19 ans, Steve Hartley se dit optimiste pour la suite des choses cette saison.
C’est de bon augure, soutient-il. Pendant l’absence de Steiner et Dufresne, des jeunes ont obtenu plus d’opportunités que prévu, ce qui leur a permis de prendre confiance et leur envol à ce niveau de jeu-là.
Reste à voir si les Huskies, déjà solides en défensive et devant le filet (avec le gardien Samuel Meloche), sauront profiter de l’actuelle période d’échanges dans la LHJMQ pour obtenir du renfort en attaque.
On aime notre équipe et on regarde toutes les options pour s’améliorer, mais il y a tellement une grande parité dans notre ligue cette année, c’est tellement serré, que personne ne veut se départir de ses meilleurs joueurs, tout le monde croit en ses chances, fait observer Hartley. Est-ce que quelqu’un pourrait nous amener de la profondeur à l’attaque? Ce sont des choses regardées par Yannick Gaucher (le directeur-gérant des Huskies) et son groupe d’hommes de hockey.

À la surprise de plusieurs, les Huskies bataillent avec l'Armada de Blainville-Boisbriand pour le 1er rang de l'association Ouest. (Photo d'archives)
Photo : Louis Jalbert
Thomas Verdon parmi la crème
Si les Huskies flirtent avec le sommet de leur conférence, c’est un peu beaucoup grâce au rendement de Thomas Verdon, qui s’est hissé parmi la crème de la LHJMQ cette saison. Au moment d’écrire ces lignes, l’attaquant de 20 ans occupait le 5e échelon des marqueurs du circuit avec 47 points, dont 30 aides, en 32 rencontres.
Si Verdon se veut une révélation pour bien du monde, Steve Hartley, lui, n’est pas trop surpris de son émergence. « Thomas avait connu de bonnes saisons avec nous, on savait donc que c’était un joueur extrêmement talentueux et intelligent sur la patinoire », signale l’entraîneur-chef.
« Il est arrivé au camp prêt à faire la différence avec nos deux autres joueurs de 20 ans (Axel Dufresne et Benjamin Brunelle). C’est notre moteur offensif, c’est lui qui mène les charges soir après soir. Pour moi, c’est avant tout l’ensemble du groupe qui fait en sorte que nous sommes là où on se trouve en ce moment, mais c’est sûr que Thomas est une pièce maîtresse de cet ensemble-là », reconnaît Hartley.


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