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François Catudal est parti tôt de Senneterre pour assister à ce duel de la 117. Partisan des Foreurs, il savoure chaque minute. Même si son allégeance bascule le temps d’une soirée.
Vive les Huskies, lance-t-il entre deux sirènes et trompettes. Ce soir, je suis avec ma dame. Elle habite à Rouyn, on est ensemble.
C’est un sport que je ne connais pas, confirme Linda Goumba. Arrivée au Québec en 2024, c’est la deuxième fois qu’elle met les pieds dans un aréna.

François Catudal et Linda Goumba sont heureux d'assister au match.
Photo : Radio-Canada / Gabriel
Que le meilleur gagne, dit-elle avant de s'interrompre. Comment ça s’appelle déjà?
Le sport, répond son conjoint.

Environ 3 330 personnes étaient présents vendredi soir pour le match opposant les Huskies de Rouyn-Noranda aux Foreurs de Val-d'Or.
Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier
Comme une centaine d'autres partisans, le couple regarde le match debout. Les sièges, eux, ont tous été vendus. Je suis content d’être là. Ça faisait longtemps que j’avais pas vu un match, raconte le contremaître devant la ligne bleue. J’adore le hockey.
L'écart se creuse
La première période est déjà terminée. Les Huskies mènent 3 à 1, avec onze tirs contre six. Dans les allées étroites de l'aréna, des enfants courent en cherchant Lappy, la mascotte locale, alors que leurs parents, parfois loin derrière, tentent de ne pas les perdre de vue.
Des cloches résonnent. Quelques oreilles attentives remarquent le clin d'œil à For Whom The Bell Tolls de Metallica, la chanson qui accompagne le retour des équipes sur la glace. Le deuxième acte peut commencer.

La mascotte Bubusse était aux côtés de Lappy pour rencontrer les familles.
Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier
De leur côté de la bande, derrière le filet des Foreurs, Jean-François Savard et sa gang prennent position. On est venu en autobus, un voyage organisé par les Foreurs, confie-t-il. Vêtu d'une casquette et d'un kangourou à l'effigie de son équipe, il suit chaque mise en jeu de près.
Le score est maintenant de 5 à 1. Témoin privilégié des buts qui s’enchaînent, le sauveteur minier préférerait que l’action se déplace à l’autre bout de la glace. Le résultat n’est pas à mon goût, poursuit-il sur un ton faussement fâché. Il va falloir que la chimie revienne pis qu’ils mettent du cœur au ventre.

«Il va falloir que la chimie revienne pis qu’ils mettent du cœur au ventre», lance Jean-François Savard.
Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier
Jean-François garde le sourire. Les Foreurs, sixièmes du classement général, sont déjà assurés d’une place en série.
C’est sûr et certain que je suis les matchs de série. J’ai mes billets de saison depuis 3 ans. Les Foreurs représentent la région.
Pas de miracle
Pour Val-d’Or, le miracle n'a pas lieu. Les Huskies l’emportent 9 à 1. À la sortie, des partisans locaux célèbrent et disent espérer un second gain, ce soir à Val-d’Or, pour clore la saison.
Certains sont plus critiques. Y’avait trop de batailles, lâche une dame âgée sur le trottoir. Difficile de lui donner tort : les échauffourées ont été nombreuses, jusqu’à une mêlée générale en milieu de deuxième période.
Le frigoriste Charles-Antoine Jutras, lui, trouve une expression taillée sur mesure pour résumer la soirée. Ç’a été toute une dégelée.


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