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Huit types de cancer ont été ajoutés à la liste des 18 cancers professionnels reconnus par WorkSafeBC pour les pompiers, a annoncé mardi la Colombie-Britannique.
Alors qu'ils constituent 0,5 % de la population active, les pompiers représentent 35 % des demandes d’indemnisation acceptées par WorkSafeBC pour des cancers au cours des 15 dernières années.
Cette annonce concerne plus de 15 000 pompiers aux statuts et employeurs différents.
Nous sommes ravis de cette annonce, nous y travaillons depuis un certain temps, en faisant pression pour l'inclusion de nouveaux cancers, se réjouit le président de la BC Professional Fire Fighters Association (BCPFFA), Todd Schierling.
Il espère qu’à terme tous les cancers seront couverts et explique que cet ajout de 8 cancers sur la liste allège la charge qui pèse sur les employés ou les pompiers pour prouver qu'il s'agit d'un cancer professionnel.
Le processus est beaucoup plus simple pour eux [avec cet ajout] et ils peuvent recevoir des prestations, des prestations d'invalidité ou des indemnités en cas de décès des suites d'un cancer.
Les cancers ajoutés sont le cancer de la peau, le cancer du larynx, le mésothéliome et le sarcome des tissus mous et 4 cancers des voies respiratoires : les cancers de la trachée, des bronches, du nez et du pharynx.

Une délégation de la BCPFFA à l'Assemblée législative, avec au milieu la ministre Whiteside et le président Todd Schierling.
Photo : Fournie par la BCPFFA
Robin Lamarre, pompier volontaire sur l’île Mayne depuis trois ans, reconnaît que la problématique du cancer est présente dans les esprits.
On a eu un membre de notre communauté [de pompiers] qui a eu le cancer et puis il est décédé, alors ça nous a beaucoup touchés.
Le pompier admet qu’il pense toujours aux risques en intervention, notamment quand les éléments en feu peuvent être toxiques. Je m'équipe en conséquence, explique-t-il.

Robin Lamarre est charpentier et pompier sur l'île Mayne.
Photo : Radio-Canada / Mélinda Trochu
Accès rapide aux indemnités
Ceux qui risquent leur vie pour nous protéger méritent également d’être protégés, a déclaré dans un communiqué le premier ministre David Eby. Les pompiers font souvent face à des situations dangereuses. Nous nous assurons qu’un soutien est à leur disposition quand ils en ont le plus besoin.
La ministre du Travail, Jennifer Whiteside, a assuré quant à elle que ces mises à jour garantiront aux pompiers qui contractent certains cancers l’accès rapide aux indemnités et aux services de soutien au moment où ils en ont le plus besoin.
Alors que 84 % des décès en service [chez les pompiers au Canada] sont dus à un cancer professionnel (étude en anglais (nouvelle fenêtre)), assure Todd Schierling, la priorité est désormais de s’attaquer à la prévention.
L'approche actuelle, c'est une approche réactive; vous savez, pour ces huit cancers, c'est une approche très réactive, et nous en sommes très reconnaissants. Nous devons nous engager dans la prévention proactive, où le dépistage précoce [des cancers] est une priorité absolue. C'est notre principal axe de travail actuellement.
La province précise que les pompiers demeurent admissibles à l’indemnisation des travailleurs pour les cancers d’origine professionnelle qui ne relèvent pas des présomptions de cancer. Ils peuvent notamment être indemnisés s’ils contractent un cancer qui ne figure pas sur cette liste ou si leur période d’emploi est inférieure à la période minimale d’emploi stipulée.
Avec 26 cancers reconnus, la Colombie-Britannique est en tête au pays, assurent la province et la BCPFFA.
Redéfinir la culture
Todd Schierling considère qu’il faut également instaurer une culture qui vise à vaincre ou à réduire considérablement les cancers, notamment, par exemple, en analysant les pratiques de décontamination.
Par exemple, nous utilisons des lingettes pour bébé pour éliminer les toxines, mais que contiennent-elles et les absorbons-nous également?

Des employeurs font le choix de remplacer leurs équipements pour éliminer les PFAS.
Photo : Fournie par la BCPFFA
Le président de la BCPFFA explique aussi que certains employeurs s'approvisionnent en équipements sans PFAS, des substances toxiques omniprésentes dans notre quotidien et devenues un véritable problème de santé publique, afin de réduire l'exposition aux matières cancérigènes.
Et lorsqu’une maison abandonnée brûle, sans personne à l’intérieur, il faut, dit Todd Schierling, réfléchir au périmètre d’intervention. Pourquoi entrons-nous dans certaines de ces maisons ou structures en feu alors que nous pouvons les attaquer de l'extérieur?


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